Auteur/autrice : Fabien Barret

Tempête en Gorenjska : Le point sur le « Vetrolom » de mars 2026

Ces dernières 96 heures, la Slovénie a troqué son calme alpin contre un scénario de film catastrophe. Un épisode de vent violent (Vetrolom) et de neige a secoué le pays, particulièrement tes terres de prédilection.

Les chiffres qui piquent :

  • Rafales records : Le vent a atteint des sommets à 154 km/h dans certaines zones de montagne et 141 km/h en plaine (Gorenjska). Pour te donner une idée, à l’aéroport de Lesce, on a dépassé les 100 km/h.
  • Interventions : Les pompiers n’ont pas chômé avec plus de 300 interventions à travers le pays pour des toits arrachés et des arbres au tapis.
  • Coupures de courant : Jusqu’à 15 000 foyers se sont retrouvés à la bougie au plus fort de la tempête.
  • Dégâts : Des centaines de bâtiments touchés, des routes coupées par des chutes d’arbres massives et même des écoles fermées vendredi dernier.

Habituel ou record ?

On est clairement sur de l’exceptionnel. Les autorités ont déclenché l’alerte rouge pour le nord du pays, ce qui n’arrive pas tous les quatre matins. Si le vent est fréquent en mars, une telle intensité (force ouragan) avec des rafales à plus de 150 km/h place cet événement parmi les plus violents de ces dernières années pour une fin d’hiver.

Le bilan forestier (Chiffres ZGS)

  • Volume de bois endommagé : Les premières estimations « brutes » du ZGS font état d’au moins 100 000 m³ de bois abattu ou cassé.
  • Zones critiques : C’est le nord et le nord-ouest qui ont pris le plus cher. Les zones forestières de Bled, Kranj et Tolmin sont en première ligne.
  • L’angle mort : Ce chiffre de 100 000 m³ est probablement sous-estimé car les experts n’ont pas encore pu accéder aux zones situées au-dessus de 700 m d’altitude (Pokljuka, Jelovica, Trnovski gozd) à cause des routes bloquées par les arbres et la neige.
  • Type de dégâts : Ce ne sont pas des forêts entières rasées, mais beaucoup de « mitage » (arbres isolés ou groupes d’arbres) en bordure de routes et de lignes électriques.

Estimation des dégâts et interventions

  • Infrastructures : On parle de plus de 350 bâtiments endommagés et environ 300 interventions majeures des pompiers et de la protection civile rien qu’en Gorenjska.
  • Électricité : Au pic de la tempête, près de 22 000 foyers étaient dans le noir (principalement dans les secteurs de Radenci et du nord-est).
  • Coût financier : Il est encore trop tôt pour un chiffre définitif en euros, mais le directeur du ZGS, Gregor Danev, a précisé que les inspections par drones et satellites commencent la semaine prochaine pour chiffrer la perte de valeur du bois et les coûts de nettoyage.

Ours brun en Slovénie : De la gestion des populations à l’observation éthique

La Slovénie abrite l’une des plus fortes densités d’ours bruns en Europe. Avec une population estimée entre 900 et 1 000 individus, principalement concentrée dans les vastes forêts de la région du Kočevsko (au sud du pays), le plantigrade est le roi incontesté de ces bois. Si l’ours brun est une espèce protégée depuis 2004, sa cohabitation avec l’homme repose sur un système de gestion spécifique et parfois controversé.

Pour les passionnés de nature souhaitant faire de l’observation de l’ours en Slovénie, il est essentiel de comprendre cette réalité de terrain, où régulation étatique et écotourisme se côtoient.

Densité de la population ursine (Région du Kočevsko)

900 à 1 000 individus estimées

Comprendre la gestion de l’ours brun en Slovénie

La gestion de l’ours  ou la chasse à l’ours soyons précis  s’inscrit dans un cadre légal très précis, fondé sur un plan national. Chaque année, l’État slovène définit un quota de prélèvements visant à stabiliser la population et à limiter les conflits avec les activités agricoles.

Cette régulation, limitée à deux périodes strictes (au printemps : du 1 er mars au 15 mai  et à l’automne : du 15 septembre au 15 décembre ), se déroule sous la supervision de chasseurs locaux agréés. Elle s’effectue généralement à l’affût, depuis des miradors situés près de points d’agrainage (apport volontaire de nourriture). Ce système ultra-encadré vise à protéger les femelles accompagnées de petits, tout en contrôlant la démographie d’une population très dynamique, connectée au vaste réseau écologique du noyau dinarique (qui s’étend jusqu’en Croatie).

Un modèle économique et écologique en débat

Cette gestion active soulève de nombreuses questions chez les protecteurs de la nature. La critique principale porte sur l’aspect économique de ces prélèvements.

Le saviez-vous ?

En effet, la chasse au trophée attire des étrangers prêts à débourser entre 5 000 et 10 000 euros pour un séjour. Certaines ONG estiment que ces quotas sont trop élevés et s’apparentent davantage à une manne financière qu’à une stricte nécessité écologique.

L’agrainage est également au cœur des débats : s’il permet de fixer les populations dans les forêts et d’éviter qu’elles ne s’approchent des villages, il modifie aussi le comportement naturel des animaux. Fait intéressant : ces mêmes points d’agrainage sont aujourd’hui très souvent utilisés pour l’observation naturaliste.

L’observation de l’ours : l’alternative durable pour l’écotourisme

C’est ici que l’approche change radicalement. Aujourd’hui, la forêt slovène vit une transition fascinante. De plus en plus d’acteurs locaux réalisent qu’un ours vivant a une valeur inestimable pour le tourisme de nature.

Sur les mêmes zones du Kočevsko, l’observation de l’ours en Slovénie se développe comme une véritable alternative écologique et durable. Au lieu d’un fusil, les visiteurs s’arment d’appareils photo et de jumelles.

Pourquoi choisir l’observation avec Rando Slovénie ?




  • Une démarche éthique : Vous participez à l’économie locale de l’écotourisme, prouvant que la préservation de l’animal est rentable.



  • Sécurité et encadrement : Accompagné de guides naturalistes spécialisés, vous profitez d’affûts  sécurisés pour une immersion totale et silencieuse au crépuscule.



  • Respect de l’animal : L’observation se fait sans interférer avec la faune, permettant de photographier l’ours brun dans son habitat naturel, entouré par la biodiversité exceptionnelle de la forêt dinarique.

La Slovénie illustre un équilibre complexe entre conservation, gestion rurale et tourisme. En choisissant l’observation, les randonneurs et amoureux de la nature contribuent activement à faire pencher la balance vers la protection à long terme de cet animal emblématique.

Envie de vivre cette expérience unique ?

…et partez sur les traces du géant des forêts européennes dans le plus grand respect de la nature.

L’hibernation de l’ours brun en Slovénie : Secrets et révélations (Vidéo)
Soyons honnêtes : mon métier, c’est d’être sur le terrain, de pister les traces dans la neige et de vous faire découvrir la vie sauvage en montagne et . Je suis accompagnateur en montagne spécialisé sur l’ours en Slovénie, pas archiviste ni expert en PowerPoint !
Face à des dizaines de rapports scientifiques complexes — allant des études suédoises sur le rythme cardiaque aux données slovènes sur le nourrissage au maïs — j’ai décidé de ne pas passer des heures à traduire et à mettre en page. Suite à quelques journées de formation, j‘ai paramétré une IA pour synthétiser toute cette documentation et créer le support visuel que vous allez voir.
Le résultat ? Une analyse pointue, claire et dynamique, assez bluffant et presque  sans faute, sans le jargon assommant, pour que vous puissiez comprendre l’ours comme si vous étiez avec moi en forêt.
Pourquoi vous devez regarder cette vidéo ?
Si vous vous intéressez à la faune slovène, vous allez découvrir que nos ours sont loin des clichés des livres pour enfants.
1. Des dormeurs… très réactifs !
La vidéo explique pourquoi on ne parle pas d’hibernation profonde mais de semi-léthargie. Saviez-vous qu’un ours ne perd que 4 à 5 °C de température corporelle ?. Contrairement aux marmottes, il reste vigilant. En Slovénie, un ours peut même décider de changer de tanière s’il est dérangé : 61 % des ours slovènes ont déjà été observés abandonnant leur site pour s’installer ailleurs.
2. Le « mode économie » version Slovénie
Grâce aux données compilées, vous verrez que nos ours sont des « petits dormeurs » par rapport à leurs cousins du Nord. Alors qu’un ours en Suède peut dormir 170 jours, ici, en Slovénie, les mâles ne passent en moyenne que 57 jours en tanière. La faute au climat, mais aussi à l’alimentation artificielle qui modifie leur cycle naturel.
3. Un exploit biologique : Le recyclage interne
C’est le moment « geek » de la vidéo : l’ours ne urine pas de tout l’hiver (anurie), mais il ne s’empoisonne pas ! Son corps recycle l’urée pour maintenir ses muscles et ses os. Une technologie naturelle que la science étudie de très près.
L’hibernation en bref : Ce que la vidéo vous révèle
  • La naissance en plein hiver : Les femelles mettent bas fin janvier, dans la chaleur de la tanière, alors qu’elles sont en plein jeûne.
  • L’impact de l’homme : Comment le changement climatique et nos activités (travaux forestiers, tourisme) dérèglent ce fragile équilibre.
  • Le réveil printanier : Pourquoi ils se précipitent sur l’ail des ours dès la sortie !
Prêts à plonger dans l’intimité de l’ours brun ? Lancez la vidéo !
Et pour aller plus loin, venez le rejoindre sur le terrain c’est ici

  • Météo en Slovénie et réchauffement climatique : 15 ans d’évolutions

Découvrez le climat et la météo en Slovénie, saison par saison. Cet article analyse les tendances des 15 dernières années : réchauffement, vagues de chaleur, inondations, et vous aide à préparer vos voyages.

Introduction

Nichée entre les Alpes, l’Adriatique et la plaine pannonienne, la Slovénie séduit par la diversité de ses paysages : sommets alpins enneigés, lacs turquoise et collines couvertes de vignobles. Cette variété géographique se traduit par une grande diversité climatique. Pourtant, depuis une quinzaine d’années, les montagnes et les vallées slovènes sont également le théâtre de bouleversements climatiques. En s’intéressant à la météo saisonnière et aux tendances du réchauffement, cet article propose un panorama clair et documenté pour voyager ou guider ses clients en toute connaissance de cause.

 

Les grands types de climat en Slovénie

La Slovénie se situe dans une zone de transition où se croisent trois influences climatiques : alpine, méditerranéenne et continentale.

Selon les géographes, les régions alpines présentent des hivers froids avec des températures mensuelles pouvant descendre sous −3 °C et des étés frais, tandis que les plaines méridionales bénéficient d’un climat subméditerranéen plus doux. La présence d’une chaîne de montagnes près de la côte réduit l’influence de la mer sur l’intérieur du pays. Sur la côte (Portorož, Piran), janvier affiche en moyenne 5–6 °C et juillet 23,5 °C, avec des pluies réparties sur toute l’année et un maximum en automne. À Ljubljana, située à 300 m d’altitude, les températures moyennes mensuelles varient d’environ 1 °C en janvier à 22 °C en juillet. Les précipitations y sont abondantes – environ 1 370 mm par an – faisant de la capitale l’une des villes les plus pluvieuses d’Europe.

En montagne, le climat est plus rude. À Kranjska Gora, village alpin à 800 m d’altitude, la température moyenne varie de –2,5 °C en janvier à 17,5 °C en juillet. Les précipitations dépassent 1 450 mm par an et les chutes de neige y sont fréquentes, avec des records de –28 °C en hiver. Ces trois influences expliquent pourquoi il peut faire doux et pluvieux sur la côte alors que la neige recouvre les cols alpins, parfois le même jour.

Météo saisonnière : que faut‑il attendre ?

Hiver (décembre à février)

L’hiver slovène est variable selon l’altitude. Sur la côte, les maximales restent autour de 6 °C mais le vent du nord (la bora) provoque des chutes brutales de température et rend la neige rare. Dans la capitale et l’intérieur du pays, les températures moyennes descendent à 1 °C en janvier. Des épisodes de brouillard persistant et des vagues de froid continentales peuvent entraîner des gelées intenses et de la neige. En montagne, les températures sont négatives et les accumulations de neige dépassent parfois 3 m.

Printemps (mars à mai)

Le printemps est une saison de transition avec des journées qui se réchauffent progressivement. Les températures moyennes atteignent 10 °C en avril et 15 °C en mai dans la majorité du pays. Les pluies augmentent, notamment dans les régions alpines où les averses orageuses sont fréquentes. Sur le littoral, la floraison des oliveraies est accompagnée de précipitations régulières liées aux perturbations méditerranéennes.

Été (juin à août)

L’été slovène est globalement chaud. À Ljubljana, les moyennes atteignent 22 °C en juillet avec des après‑midi souvent orageux. Des pics de chaleur à 35 °C ne sont pas rares et les vagues de chaleur se multiplient depuis les années 1990 (voir plus bas). Sur la côte, la brise marine tempère l’atmosphère avec des maximales autour de 23–24 °C. En altitude, les journées restent fraîches (17 °C en juillet à Kranjska Gora) et les orages de montagne peuvent être violents.

Automne (septembre à novembre)

L’automne est souvent la saison la plus humide. Sur le littoral, les pluies atteignent un pic entre septembre et novembre. L’intérieur du pays connaît une baisse progressive des températures, de 20 °C en septembre à environ 5 °C en novembre. La période est propice aux randonnées grâce aux teintes dorées des forêts, mais il faut prévoir des vêtements de pluie en raison des averses fréquentes.

Tendances du réchauffement climatique depuis 15 ans

Rivière de la Kolpa

Hausse des températures

Les observations météorologiques montrent une augmentation notable des températures en Slovénie. À l’échelle nationale, la température annuelle moyenne mesurée à Ljubljana est passée d’environ 10,8 °C en 1991 à 12,4 °C en 2024, soit + 1,6 °C en 34 ans. Le réchauffement est plus prononcé en hiver : sur 150 ans, les hivers se sont réchauffés d’environ 2,5 °C à Ljubljana. D’après les géographes slovènes, les 15 dernières années ont vu les températures moyennes annuelles dépasser de 0,5 à 1 °C la référence 1961‑1990 ; les hivers sont environ 1 °C plus doux et les étés 1 à 1,5 °C plus chauds.

Le record national absolu de chaleur a été battu à Ljubljana en août 2013 avec 40,2 °C. L’été 2024 a été déclaré le plus chaud jamais mesuré dans le pays, avec une moyenne de 22 °C. Selon les projections établies dès le début des années 2000, la température moyenne pourrait encore augmenter d’environ 1 °C d’ici 2025 (par rapport aux années 1990) et de 2 °C (±1 °C) d’ici 2075.

Modification des précipitations et des phénomènes extrêmes

Les quantités de précipitations annuelles n’ont pas diminué de manière significative, mais leur répartition et leur intensité ont changé. Les chercheurs ont observé une légère baisse des précipitations d’automne entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe siècle, suivie d’une reprise des pluies automnales au cours des 15 dernières années. Dans le même temps, les pluies d’été deviennent plus intenses, les épisodes de fortes averses se multiplient et on compte moins de jours de brouillard et de neige. Ces évolutions provoquent des sécheresses plus fréquentes, notamment dans les zones continentales où elles étaient auparavant rares.

Les inondations d’août 2023 illustrent ces changements. Des pluies exceptionnelles ont touché les deux tiers du territoire : 183 municipalités sur 212 ont été inondées et l’été a reçu 63 % de précipitations en plus par rapport à la moyenne saisonnière. Les experts rappellent qu’à chaque degré de réchauffement, l’air peut contenir 7 % d’humidité supplémentaire, ce qui augmente le risque de pluies torrentielles. L’État slovène investit actuellement dans le renforcement des digues, l’élargissement des lits de rivières et des solutions basées sur la nature pour s’adapter à ces nouvelles réalités.

Vagues de chaleur et îlot de chaleur urbain à Ljubljana

Les études récentes montrent une aggravation sensible des vagues de chaleur à Ljubljana. Une analyse climatologique sur la période 1948‑2022 révèle des tendances positives et significatives dans les températures maximales, minimales et moyennes (respectivement +0,37 °C, +0,41 °C et +0,39 °C par décennie). Les indices de vagues de chaleur (HW) sont tous orientés à la hausse : environ 0,5 vague de chaleur supplémentaire par décennie et une fréquence accrue de 2 jours par décennie. Les vagues de chaleur, autrefois limitées à l’été, débutent désormais dès mai et peuvent se prolonger jusqu’en septembre.

Les conséquences sont multiples : le nombre de journées « chaudes » (Tmax ≥ 30 °C) dépasse souvent 50 par an et on enregistre 20 à 30 jours de vagues de chaleur chaque été. La moyenne quotidienne d’été est passée de 19,1 °C (période 1961‑1990) à 21,1 °C (1991‑2020). L’urbanisation accentue ces effets : l’îlot de chaleur urbain dépasse fréquemment 5 °C par rapport à la campagne. La combinaison de l’urbanisation et du réchauffement global augmente le risque sanitaire, notamment pour les personnes âgées. Les projections suggèrent que, dans les décennies à venir, la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur à Ljubljana pourraient encore augmenter de 15 % à 47 % selon les scénarios, avec des élévations de température maximales de 6,4 °C à 12,3 °C.

Conclusion : préparer ses voyages et agir

La Slovénie reste une destination exceptionnelle pour les amateurs de nature, de randonnée et de VTT. Toutefois, les tendances observées depuis quinze ans montrent que le climat slovène se réchauffe et devient plus extrême. Les hivers sont plus doux, les étés plus chauds et les averses plus violentes, entraînant sécheresses et inondations. Dans les villes comme Ljubljana, les vagues de chaleur se multiplient et constituent un risque pour la santé. Les autorités adaptent les infrastructures et développent des solutions basées sur la nature pour renforcer la résilience des territoires. En tant que voyageur ou organisateur de séjours, il est donc essentiel de s’informer sur les conditions météorologiques saisonnières, de prévoir des équipements adaptés et de favoriser des pratiques durables (transports doux, respect des écosystèmes) afin de limiter son empreinte carbone et de soutenir les efforts d’adaptation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

échantillon pour prélèvement d'indice de présence de l'ours
échantillon pour prélèvement d’indice de présence de l’ours

En 2023, j’ai participé au comptage  des ours en Slovénie. Lors d’un séminaire sur la situation du Lynx en Slovénie.(  article en cours de rédaction)  L’institue de biotechnologie de l’université de Ljubljana m’a remis  un kit de prélèvement d ‘excrément ou de poil d’ours. Les prélèvements  ce sont fait entre  le 1 septembre et le 30 décembre 2023. Le but  était de collecter  2500 échantillons . Le Kit est donc constitué simplement d’un coton tige et d’un petit tube transparent avec un liquide . Pour vous la faire simple c’est comme faire un test Covid il suffit de trouver une crotte d’ours, d’utiliser le cotton tige pour faire un prélèvement d’excrément et ensuite de l’agiter dans le petit flacon. Il faut également  indiquer le jour la date, le site  et les coordonnées GPS. Détruite ou cacher la crotte pour qu’elle ne soit pas à nouveau exploité. Ensuite il ne reste plus qu’à mettre le tout dans l’enveloppe fournis  et dans une boite aux lettre. Une fois au laboratoire , les chercheurs vont analyser  l’ADN de l’ours et vont ansi enrichir leur base de donnée et être en mesure d’établir une carte de répartitions des ours.

carte de la répartition des ours en Slovénie
Une carte de la répartition des ours en Slovénie

C’est un projet financé par le ministère des ressources naturelles. Vous pouvez regardez la vidéo suivante.  Par contre il faudra  être patient car les résultat ne seront officiellement publier qu’en 2025.

 En 2018 c’était déroulé à Ljubljana une reunion pour définir la meilleur méthode de comptage et c’est un protocole assez complexe. 

 

Il n’y a pas à dire, Bled est un village tout droit sorti d’un décor de conte de fée : un lac couleur émeraude, un château médiéval au bord d’une falaise, une église sur une île aux 99 marches…mais envahit de touristes les weeks de juillet et Aout. Il faut bien s’organiser pour en profiter.

Que ce soit en hiver, sous la neige ou sous un soleil radieux, Bled est un incontournable de la Slovénie.

 

Sommaire du guide touristique de Bled

 

Son histoire :

L’histoire de Bled débute en 1004, lorsque la commune est cédée aux évêques de Brixen (Tyrol du Sud). La région fit partie de l’Empire d’Autriche-Hongrie jusqu’en 1918. Elle passe ensuite sous la tutelle du Royaume de Yougoslavie, puis de la République Socialiste de Slovénie. Elle a notamment accueilli le maréchal Joseph Tito, qui y a construit sa résidence secondaire en 1947. Il faudra attendre cinq ans après l’indépendance de la Slovénie (1991) pour que Bled devienne une municipalité indépendante.
Sa mise en tourisme date de 1854, lorsque Arnold Rikli (médecin suisse) décide d’investir et d’en faire une station thermale. Le nombre de touristes explose en 1870, après la création d’une ligne ferroviaire.

 

Que visiter à Bled ?

 

Le lac de bled gelé
Le lac de bled gelé

Bien sûr, Bled a ses propres incontournables :

– Son lac :

Peut-on parler de Bled sans évoquer son lac ? Je ne pense pas. Magnifique en toute saison (mais nettement plus agréable en « hors-saison », c’est-à-dire d’octobre à fin mai, car beaucoup moins touristique), faites-en le tour à pied ou à vélo. En été, les baignades sont fréquentes et en hiver, s’il fait assez froid, le lac sera suffisamment gelé pour marcher dessus.

 

– Son île :

A bord d’une gondole appelée « pletna » (et donc avec un authentique gondolier !) ou d’une barque pour les plus motivés d’entre vous, allez faire un tour sur cette île. L’église succursale et sa tour clocher sont des merveilles de l’époque médiévale et baroque. On raconte même que, au moment de tirer sur la corde au centre de l’église, il est d’usage de faire un vœu : si la cloche sonne, votre vœu sera exaucé.

 

– Son château médiéval :

Perché à plus de 100 mètres, il offre un point de vue imprenable sur le lac. Selon différentes sources, il s’agirait du plus vieux château de Slovénie. Il entre dans l’histoire en 1004, lorsqu’il est offert aux évêques de Brixen. Depuis, il a subi de nombreuses modifications : doté d’une tour romane, de nombreuses fortifications vont s’y ajouter au cours du Moyen Age. Aujourd’hui, on y trouve un musée qui retrace l’histoire de la colonisation de Bled, une presse de typique Gutemberg ou les Slovènes vont faire imprimer leur faire part de mariage

 

– Les gorges de Vintgar :

Située à 4km de Bled, Vintgar est un joyau de la nature slovène. Aménagées pour les visites (entrée payante), ces gorges de 1,6 km de long accueillent la Radovna et sont particulièrement connues pour la couleur de l’eau : de turquoise à émeraude, elle change au fil de la journée en fonction de l’ensoleillement. La visite se termine avec la cascade de Šum, de 26 mètres de haut.

Les gorge de Vintgar, proches de Bled
Les gorges de Vintgar proche de Bled

 

Mais Bled ne se visite pas au pas de course, ce village se découvre.

Prendre le temps de faire le tour du lac et aller approcher de près les cygnes, aller se balader pour voir le point de vue d’Ojstrica, se perdre au milieu des villages typiques autour de Bled, aller savourer le fameux « Kremsnita » ( le gâteau à la crème, spécialité de Bled) ou encore allier cette visite à celle de Bohinj comme je le propose ici en tant que court séjour… Les activités ne manquent pas !

24 Janvier, c’est ma date de naissance, au vue de la situation  pas de fête mais j’allais m’offrir un beau cadeau d’anniversaire.

Une belle escapade au départ de la « cabane  » ,mon chez moi, depuis mars 2020. Ce sera pour moi une bonne opportunité de me déconnecter de ces chaines d’informations et autres médias.    Un coup d’oeil pour être sur d’avoir la pleine lune. Un coup d’oeil également sur les sites météo via yr.no et arso.si. Pas de doute mardi 27 janvier et  mercredi 28 semblent être les bonnes dates. Niveau température, c’est pas les grandes chaleurs, annoncé – 8 à -15 ° mais peu de vent. Je sais également que des chamois vivent dans le secteur et l’idée de pouvoir faire quelques photos me réjouissait .

Le terrain, je le connais l’été puisque  c’est mon terrain de jeu, niveau risque d’avalanche ,c’est pas le top en ce moment , il faudra rester prudent et ne pas s’exposer sur les fortes pentes.

Chalet en Slovénie

Le terrain de jeux :  les alpes Karavanke 

Les Karavanke qui  sont une chaine de montagne calcaire  de Slovénie de 120 kilomètres de long, orientée Est-Ouest. C’est un massif des prèalpes orientales méridionales et c’est également la frontière avec l’Autriche. Cette chaine de montagne culmine à 2236 m avec le sommet Stol. Pour ma part, j’irai dans le secteur entre les sommets de Veliki-vrh et Kosuta. L’avantage est d’être à la limite entre l’étage alpin et la zone de combat où la végétation est moindre.

 

 

 

L’équipement : 

Ayant une connaissance du terrain et sachant ce que je vais y trouvé , pas besoin de matos vraiment spécifique. Hors mis un bon matelas gonflable , l’air étant un bon isolant. Ensuite, un  bon  duvet (YETI VIB 600 de 870 cuin) ,  une tente 4 saisons (Vaude hogan Ultralight ) , pas besoin de prendre les sardines ou d’investir dans des sardines à neige , des branches suffiront. Pour le réchaud « Jet boil », (‘le plus petit de la game) , oui il se peut que ma bouteille de gaz gèle mais sachant que je ferai un feu, je m’arrangerai pour mettre mon réchaud pas trop loin de cette source de chaleur.   Les réchauds à essence c’est bien mais l’odeur n’est pas vraiment agréable. Un simple pantalon de rando pour ma part, une bonne paire de chaussures, des « lasportiva » que je traine depuis plus de 15 ans. Une paire de guêtres mais, attention, pas n’importe lesquelles, une paire que j’ai acheté en Bosnie dans le village de Lukomir à une vieille dame. Elles sont  tricotées « maison »  et en laine épaisse, super chaudes et qui sèchent super vite. Un T-shirt technique, deux vestes polaires dont l’incomparable « R1 » de chez patagonia. Au fond du sac, une bonne doudoune en « 800 cim », une pelle à neige et une sonde ( Ortovox).

Des bâtons télescopiques avec des rondelles que tu puisses dévisser pour les  planter  dans la neige pour tendre la tente. Une sonde à neige pour mesurer l’épaisseur de neige pour savoir où creuser pour le feu . Un collant pour la nuit en laine, ainsi qu’un sous-vêtement longue manches et une seconde paire de chaussettes et une bonne veste « gore-tex ». Une paire de gants, un bandeau  et un bonnet.  Nourriture : des pâtes asiatiques, c’est top, cuisson rapide !. 5 sachets de thé, un sac de graines, une miche de pain du fromage et une flasque de schnaps. J’évite les barres de chocolat et de céréales car elles seront « béton ». Une thermos et « rouler jeunesse! ».

 

 

Là où c’est dur  de faire un choix,  c’est pour le matos photo.

Je pars toujours avec deux boitiers, mon premier « canon EOS 600 D » avec un objectif 24-70 mm et un « Canon EOS 6D » avec un 70-300 mm. un « trépied manfrotto ( 190XPROB) » avec rotule à boule, lourd mais ça fera l’affaire. Par contre, le soucis c’est la stabilité, les pieds vont s’enfoncer dans la neige.  Enfin, pour faire un peu de film une » go pro » et un casque pour la fixer. Et pour ne plus passer des heures à  démarrer un feu avec des lichens et des branches de sapin qui vont m’enfumer, je pars avec un morceau de planche . 5 à 6 morceaux de bois bien sec et un morceau d’allume feu. Un vieux morceau de tapis de sol pour poser ses fesses autour du feu, une scie pliable. Ensuite,  mettre le tout dans un sac à dos « Deuter 70 litres »

 

Le Parcours

L’idée étant d’aller faire de la photo dans un endroit ou je ne trouverai, personne enfin presque… Je quitte donc la cabane tranquillement  vers 10h00, après avoir pris au petit déjeuner, un plat de pâte. Le soleil va être de la partie et c’est une bonne chose. Je chausse mes raquettes des « bonnes veilles TSL 225 rando ». Je suis à 900 mètres d’altitude, la neige est bien dure car,   quelques jours  de pluie ont modifié le manteau  neigeux. Le départ n’est pas des plus agréable, beaucoup de bruit.   Mais, trente  minutes plus tard, je retrouve un peu de neige fraiche.  Ensuite, rien de bien nouveau. Je ne vais pas innover  et faire du ors piste droit dans le pentu pour trouver un arbre  à pic où  suivre une piste …

Dans les Karavanke l’hiver

… Je reste sur ce large chemin qui zig-zag tranquillement  et qui me conduira à 1200 m au pied de la forêt d’épicéas situe sous le refuge de Kofce. Au loin, je commence à apercevoir  l’arête des Karavanke et ses pentes raides plâtrées de neige, je pose le sac, sort le trépied et fait quelques photos et un petit film où, une fois de retour à la maison, je découvrirai  que j’ai filmé en partie une avalanche…  Sur un chemin qui n’est pas sur les cartes et souvent empreinté par  des locaux à pied ou en ski, grande suprise, vers le 30 décembre, une dameuse est passée par là !! Mais, qui peut se permettre ?  Et qui a une dameuse ? Un fermier du coin, fan de luge en bois… une culture dans le pays. Je continue ma progression et j’arrive sous le refuge de Kocfe.

le refuge de Kofce

De là, s’en suit, un passage plus à l’ombre dans une épaisse péssière d’une cinquantaine  d’années. Enfin, je rejoins  le refuge de Kofce à 1600 m et je quitte la zone de combat, un skieur descend et me salue au loin. De nombreuses traces de skieurs, snowboardeurs et piétons,  mais pas un  « chat à la ronde »…

Je pose mon  appareil photo, fait quelques plans, également  une pause avec un thé et j’observe aux jumelles ces pentes bien raides, où les épicéas on tout de même réussi à s’accrocher, le contraste blanc bleu est simplement  magnifique. Au retour et en agrandissant les photos, j’aperçois  quelques  chamois. Ce sont, vraiment, des funambules, passants d’un goulet à l’autre pour aller chercher un peu de nourriture et se réchauffer au soleil.

Je continue à progresser, tranquillement, tendant l’oreille pour écouter l’environnement, je suis un large chemin où le vent a par endroit balayé la neige , du coup, c’est plus glacé et moins drôle dans les devers !  Puis, il y a des passages avec cette neige croutée qui, un pas sur deux, retient ton poids, mais quand c’est pas le cas, l’effort est plus intense.Avec l’expérience et la lecture du terrain, tu sais où elle va être croutée, collante ou poudreuse… Le décors change, je suis plus haut, il y a plus de neige et aucune trace humaine, hors mis un autre refuge (ouvert uniquement l’été)  et  des cabanes d’alpages pour l’été.

Seul des empreintes de lièvres, renards et biches prouvent que la faunes et bien présente. Pas d’air de nourrissage, ni de pierre à sel . Le soleil commence à se coucher permettant ainsi de beaux jeux de lumière tandis que dans la vallée le brouillard  s’épaissit. Une dernière bosse et j’arrive enfin à mon site de bivouac. Au pied d’un double épicéa sec, la lune est déjà là et j’ai encore 30 minutes pour mettre en place le bivouac. Peu de vent, je décide donc de poser ma tente devant cet arbre, pour les photos, ce sera mieux mais, si le vent se lève, ce ne sera pas sympa. En cas de vent plus soutenu, il y a aura toujours la possibilité de s’abriter sous un autre épicéa dont  les branches touchent le sol et protègent du vent. Je me déleste de mon sac à dos quand, je perçois un son au loin de tronçonneuse … mmm ça se rapproche et merde !! ce n’est pas une tronçonneuse mais un scooter des neigse !! P….. !! Mais je rêve, moi qui pensais être  seul au monde dans un décors de rêve,  voilà pas qu’une personne   vient briser le silence, il m’a vu et se dirige vers moi. Il stop à ma hauteur et coupe le moteur.

Lui : Dobrdan

Moi : hello, in English please

lui : where do you do start et what are you doing ?

Moi : Well i started from Podljubel and i will camp here and you ?

Lui : Houa great, me too, i am also  from podljubel, . I am riding to enjoy the winter but the snow is a bit hard.

Moi : Ok yes, je pensais en moi-même que la neige n’était pas encore assez dur …

Lui : All right have fun and stay warm

Puis, il a redémarré son engin pour aller se poser 15 minutes sur le sommet pour admirer le paysage et prendre quelques photos du coucher de soleil avant de repartir. Je pensais que les Karavanke était une zone Natura 2000 et qu’il y avait certaines restrictions… Je me rassurais en me disant qu’il n ‘avait pas labouré  le paysage,  en effectuant des boucles  à ne pas en  finir… Il était venu aussi apprécier ce cadre, idyllique, à sa manière …

 

Le Bivouac et la pleine lune 

Je déplie ma  sonde et je mesure 1,20 m au pied de l’arbre, impeccable, je commence à creuser, l’objectif étant,  d’atteindre le sol si je ne tombe pas sur un couche de glace. Pas de soucis, 15 cm de poudreuse puis une couche de 3 cm plus dure et  enfin une neige plus humide. Je taille des marches d’un côté pour pouvoir descendre dans le trou, ensuite , je prépare l’endroit où mettre la tente, j’aplanis le sol et pose ma tente. L’arbre  et ses branches mortes, me permettront de remplacer les sardines pour tendre les ficelles de la  tente. En orientant l’ouverture est à l’Est pour profiter du soleil demain matin. Je gonfle mon matelas, déplie mon sac de couchage et pose le tout, dans  la tente. Je me retourne  et, les couleurs ainsi que l’ambiance sont magiques !, des tons froids, c’est le crépuscule, et cette lumière diffuse  les derniers rayons du soleil qui  ne vont  pas tarder  à disparaître derrière les Alpes Julienne et l’emblématique  Triglav .  

Je sors mon petit  bois,  , descend dans le trou et démarre  mon feu. Muni de ma scie, je coupe quelques branches mortes de l’arbre et me constitue une petite réserve que je mets également dans le trou. Le feu prend rapidement . Je sors mon objectif grand angle et, mon trépied et, je commence une série de photos tout en laissant la lumière de ma frontale allumée à l’intérieur de la tente pour la mettre en valeur. La lune est déjà bien haute, les flammes ne dépassent pas les 20 cm mais avec le temps  de pause, je devrais parvenir à faire quelques  photos sympas. Les étoiles sont également de la partie et je me régale.

21H30 allez hop ! au lit ! Je rentre dans la tente, me déshabille , enfile mon collant , des chaussettes sèches et ma doudoune. Ensuite  je pense à mettre les batteries des appareils photo dans le duvet ainsi que la frontale. Pas de loups dans la région, ni d’ours donc pas de crainte à avoir. Après un début de  nuit difficile, pas tant  à cause du froid mais du fait que j’ai mis dans un premier temps ma tête au fond de la tente et pas à l’entrée . Du coup, beaucoup de condensation et du mal à respirer.Une heure plus tard, je décide de me retourner mais cela veut dire sortir du duvet…retourner le

matelas … de plus, c’est pas super plat, c’est un peu en pente, du coup ma tête est bien irriguée  mais moins mes pieds. Je ressens un peu le froid au niveau des coutures mais, comme j’ai mis mes polaires à l’intérieur cela me protège. Le vent souffle un peu et comme j’ai le sommeil léger, j’entend le double toit qui claque ( j’aurais due mieux la fixer !) Du coup, je me réveilles souvent… 7h30 j’ouvre la tente, le soleil se lève mais je vais attendre que le soleil vienne me réchauffer et je traine au lit jusqu’à 10h00 !.

Vue sue les montagne depuis une tente

J’ouvre la tente, je cherche mes batteries au fond du duvet et face à moi, ce majestueux arbre, qu’un pic vient régulièrement  visiter, à en croire les trous. Le soleil brille, le temps est frais et clair. Je m’habille, j’enfile, avec un peu de mal, mes chaussures gelées et je sors chauffer un peu d’eau. Je scrute les montagnes avec mes jumelles en me posant sur mon sac à dos

 

 

 

 

 

 

 

Les Chamois 

Je vois bien des traces au loin e,t deux points noirs qui se déplacent rapidement, le temps de faire la mise au point, et se sont bien deux chamois qui descendent des cimes. montagne en. Je continue d’observer et je compte rapidement une vingtaine de chamois, certains mangent des bourgeons (abroutissages)  en contre bas. D’autres sont simplement allongés au soleil.

ils m’ont repéré

Et la plupart d’entre eux, mangent de l’herbe, car les avalanches des jours précédents ont nettoyé le sol jusqu’ à la terre, permettant ainsi, aux chamois d’accéder à de la nourriture. Je m’approcherais bien plus, près mais par où ?  De plus il y a toujours un risque de coulée de neige ou d’avalanche. Je reprends mes traces de la veille sur 300m, elles sont encore visibles par endroit et je me rends compte que le goupil a utilisé mes traces pour se déplacer et pour marquer son territoire . Je quitte ma trace et je m’enfonce alors doucement  dans le forêt. Il y a un bon 20 cm de poudreuse  sous mes raquettes,  le vent n’a pas soufflé en forêt, les arbres sont recouverts de neige, par endroit, les cristaux de neige sont opaques et épais, pas un bruit , je brasse cette neige, je reste prudent pour ne pas m’approcher trop près des arbres où je pourrais glisser et me faire coincer. Quelques empreintes de lièvre et puis, surprise !  Un petit trou et des empreintes que l’on ne croise pas tous les jours…  Ce sont celles du Tétra, les crottes me le confirmeront, je me dis que je devrais peut être  me poser dans un coin et patienter. Peut être aurais-je une chance de le photographier ? !, Mais non je reste sur l’objectif chamois !  

 

 

 

 

 

Un Chamois qui monte la garde

J’espère ne  pas l’avoir dérangé et quitte cette zone  Je sors de temps en temps les jumelles et j’observe  les premier chamois,  mais c’est sans compter sur le  » gardien « , en effet, un peu à l’écart allongé dans la neige un chamois monte la garde Je fais quelques photos, pour le momen,t ils ne m’ont par encore vu, je continue à monter la pente assez raide et je zig zag en essayant de ne pas toucher les branches des arbres pour ne pas me faire repérer. Je continue doucement puis le gardien  donne  le signal, un cri strident … Ha merde !!

Ils m’ont donc repéré, mais ne prennent pas la fuite. Je redescends  en douceur en forêt et je les observe de temps en temps à travers les arbres, 5 d’entre eux se sont regroupés, cachés derrière quelques épicéas et ils semblent attendre les consignes. Je prends à nouveau quelques photos et je décide de rentrer. Je ne veux pas les déranger. Désormais je sais où ils sont et je pourrai me préparer d’avantage pour m’approcher plus près  la prochaine fois.  3h30 à pied et me voici de retour à la cabane. Le temps de rallumer la cheminé , de rebrancher l’eau pour profiter du confort avant la prochaine sortie.

 

 

 

 

Pour cet article, ce n’est pas Fabien que vous retrouvez, mais Laura. Actuellement en Bac +3, je suis sa stagiaire pour quatre mois et j’ai eu la chance de pouvoir participer à un affût à l’ours. Retour d’expérience.

 

Sommaire de cette journée à l’affût de l’ours en Slovénie

La matinée

La journée commence officiellement à 9h. Enfin, pour Fabien et moi-même, beaucoup plus tôt, car il a fallu préparer la journée en amont pour que tout se déroule bien. A 9h donc, nous retrouvons un couple devant l’office de tourisme de Cerknica. Sur une carte détaillée, Fabien nous explique où nous sommes, ainsi que le programme de la journée et les raisons de la présence d’ours en Slovénie. Au programme du jour : une randonnée de deux heures, un déjeuner sur les hauteurs et le fameux affût à l’ours.

Après une demi-heure d’explications, nous partons en minibus vers le sommet de Sivilnica. L’ambiance est très détendue et amicale, et nous discutons de sujets variés. Nous enchaînons ensuite sur la randonnée qui, au final, aura duré 2h30. Avec l’aide de Fabien, nous nous lançons à la recherche d’indices révélant la présence d’ours. Comme il a beaucoup plu la veille, la terre est assez molle. Il est assez difficile de reconnaître à quelle espèce appartiennent les traces que nous voyons, mais grâce aux connaissances de Fabien, nous identifions une empreinte d’ours brun. Durant la balade, nous observons aussi les arbres, de nombreux ours y frottant leur pelage ou leurs griffes, et Fabien en profite pour nous parler de la flore et de la faune qui contribuent à la vie de cette forêt.
Nous nous arrêtons en chemin sur un site d’appâtage (non utilisé bien sûr), et Fabien nous explique comment les chasseurs y attirent les ours.
Nous retournons ensuite tranquillement vers le minibus et nous dirigeons vers un refuge au panorama spectaculaire sur le lac saisonnier de Cerknica.

L’après midi

En début d’après midi, nous rejoignons sur le terrain le contact de Fabien, un chasseur reconverti dans l’observation de l’ours, qui nous distribue du maïs à disposer autour de notre affût.
Après un autre trajet assez court pour rejoindre le cœur de la forêt, nous marchons une dizaine de minutes afin de rejoindre notre affût. Fabien nous explique alors la règle de base : éviter le moindre bruit, car les ours bruns ont l’ouïe très fine. Nous devons donc faire attention à ne pas parler ni même trop bouger : les vibrations du bois pourraient éveiller l’attention de l’ours. Pendant que Fabien dissémine le maïs sur le sol, nous nous installons dans notre affût situé en hauteur, sous une chaleur accablante. Il est presque 15H.

L’attente est assez longue. Pour être honnête, ne pas parler pendant plusieurs heures est assez difficile. Vous avez donc tout intérêt à prendre un livre. Je vous conseille aussi de faire comme moi et d’apporter un éventail, pour la chaleur ! Aujourd’hui, nous avons attendu jusqu’à 17H30 avant d’enfin apercevoir un ours. Ou plutôt, une ourse, accompagnée de ses deux petits. Après plusieurs minutes d’observation, nous décidons de sortir les appareils photos. Au final, j’ai pu prendre plus de 40 photos, l’ourse et ses oursons se laissant facilement photographier. Vous pouvez retrouvez un aperçu ci-dessous.
Après une bonne demi-heure, la petite famille s’en va. Nous attendons quelques dizaines de minutes, pour la sécurité, avant de partir à notre tour. Il est 18h30, et après une journée sportive sous un soleil éclatant, il ne me tarde plus qu’une chose : prendre une bonne douche !

En résumé, faire un affût à l’ours est une expérience incroyable. Caché dans une cabane en bois, on est en totale immersion : l’ours apparaît à seulement quelques mètres devant nous ! De plus, les connaissances de Fabien nous permettent de découvrir en détail l’environnement dans lequel évolue l’ours. C’est une expérience que je recommande absolument. Vous aussi, approchez le roi de la forêt lors de nos séjours affûts à l’ours !

Sommaire :

C’est bien beau de savoir que Ljubljana était Capitale verte de l’Europe en 2016 mais quelles sont les critères pour obtenir ce prix ?

 

Hey bien : Le climat, les transports, la biodiversité, les espaces verts, l’utilisation des sols, la qualité de l’air, la gestion des déchets, la pollution sonore, l’eau, la communication l’assainissement et le management environnemental.

Ljubljana est la septième ville à remporter ce prix de la Capital verte de l’Europe.

Je ne me rend pas souvent  » à la ville » étant plutôt dans les montagnes mais je dois avouer  que c’est une ville plaisante et agréable que j’ai vue évoluer  depuis 8 ans.  D’une on se sent en sécurité (sauf si tu laisse ton Labyrinthe dans ta voiture visible la nuit) , les gens ne semble pas courir et être stresser … les tarifs( restaurants, hôtels, boissons)  sont encore abordable.  Le maire de Ljubljana, Zoran Janković ( homme d’affaire et fondateur du parti politique de centre gauche) est à l’origine de nombreuses initiatives qui lui ont sans aucun doute permis d’obtenir cette récompense.
IL y a 280 000 habitants seulement, le centre ville est entièrement piéton. La ville est dominé par le chateau de Bled, une rivière traverse la ville, les espaces verts représentent 3/4 de la superficie de la ville.
Honnêtement une journée et une soirée vous suffiront pour découvrir la ville qui peut être un idéal pour une escapade d’un week-end. Au printemps, en été en en automne c’est bien. A partir de Novembre et jusque fin février vous risquer de trouver du brouillard mais mais…avec le changement climatique  ..
Depuis quelques années la ville s’illumine chaque week-end de décembre, l’ambiance et chaleureuse et bonne enfant, ont y trouve de nombreuses animations, un marché de noel avec des produits du terroir ( pour le moment) .

Quand venir à Ljubljana ? :

Ljubljana est traversée par une rivière qui rend l’ambiance peut être humide et froide d’Octobre à début Mars. La ville est situé dans une plaine ou le brouillard peut être présent.
Si vous devez profiter d’une escapade à Ljubljana je vous recommande donc de venir de mi-mars à mi-octobre. Ou alors en décembre pour l’ambiance chaleureuse des week-end de l’avant. La ville est joliment  éclairé, on y trouve des petites chalets un peu partout de l’animation dans les rue.
Si vous pouvez arrivée le vendredi avant 11h00 à l’aéroport, vous pourrez ainsi profiter de « la cuisine ouverte » : De mi avril à mi septembre de nombreux cuisinier Slovène se retrouve sur la place du marché et cuisine devant vous.

Combien de temps faut il pour visiter Ljubljana ?

En 2 jours vous pourrez profitez pleinement de la ville, faire une belle balade à pied en passant par le châteaux de Ljubljana qui offre un beau panorama sur la ville, passer par le parc Tivoli, la place Preseren, la place du marché et visitez quelques musées comme la galerie National

Vidéo de présentation de Ljubljana

Avec de fortes pentes et des digues en conglomérat surplombant le confluent des deux rivières Sava et Kokra, les conditions de vie et de défense étaient déjà excellentes par le passé. C’est pour cela que les peuples ont occupé le site dès la Préhistoire.

Si vous souhaitez visiter la Slovénie avec un guide français installé sur place, contactez-moi.

Nous partons aujourd’hui à la découverte de Velika Planina, un alpage de haute-montagne. C’est le plus haut de Slovénie, culminant à plus de 1600 mètres, et qui s’étend sur plus de 577 hectares. Il est entouré de pins, d’épicéas et de dolines de karst. Cet alpage se divise en trois villages : Velika Planina, Mala Planina et Gojska Planina.

 

Sommaire du guide touristique de Velika Planina

 

Un peu d’histoire

Les premières traces d’habitation remontent à la Préhistoire. Les spécialistes s’accordent à dire que les premiers habitants avaient construit des abris en bois et dressé des tentes. Deux haches datant du XIIIème siècle avant J-C ont été retrouvées, ainsi que deux péronés datant des Vème et 1er siècles avant J-C. Aux alentours du IXème siècle, les deux activités principales étaient la pâture et la fabrication de fromage.
Même si l’alpage est la propriété commune de ses habitants, chaque personne en est responsable, et ce depuis le 16ème siècle. Ce qui signifie que chaque vacher doit prendre soin de son bétail. Il est aussi libre de faire son propre barattage et de créer son propre fromage. Cependant, un comité de gardiens de troupeau est élu afin de maintenir l’ordre dans l’alpage.

velika planina
Huttes à Velika Planina

L’habitat

Velika Planina est situé sur un sol calcaire et tire sa notoriété de ses huttes rondes. Peuplé durant la saison estivale, l’alpage est constitué par ces fameuses huttes en bois, de couleur grise ou parfois noire (en raison du vernis appliqué afin de protéger le bois). La base de chaque hutte est carrée mais un espace aménagé tout autour est réservé au bétail, ce qui lui confère cette forme ronde particulière. Excepté la porte d’entrée, elle ne possède aucune ouverture. La première hutte date du XVIème siècle et ressemblait de très près à la hutte Preskar que l’on trouve aujourd’hui.

La hutte Preskar

La hutte Preskar est la plus grande hutte de l’alpage. Construite sur des plaques de bois (lopniki) après la Seconde Guerre mondiale, le village ayant été détruit par les Allemands, ses caractéristiques sont restées les mêmes que les premières huttes grâce à Vlasko Kopač, un architecte slovène.

L’intérieur de la hutte se divise en deux parties : l’espace central, où vivait le vacher, et l’espace autour, réservé au bétail. Le tout est recouvert d’un toit ovale fait de bardeaux. Même si l’espace central ne possède aucune ouverture, salle de bain, couloir ou autre, l’équipement était néanmoins adapté pour les tâches que le vacher devait réaliser. Il y avait un feu central avec un trépied et une gamelle pour le fromage, des ustensiles de cuisine, un lit, des étagères avec des pots pour le lait, les barattes et les passoires en laine.
Cet héritage a pu être préservé au fil des années. Aujourd’hui, la hutte de Preskar attire de nombreuses personnes durant la saison estivale.

Chapelle Sainte-Marie-des-Neiges

Velika Planina dispose aussi d’une chapelle : la chapelle Sainte-Marie-des-Neiges. Elle fut construite en 1939 selon les plans de l’architecte slovène Jože Plečnik, et reconstruite en 1988 à la suite de sa destruction.

 

velika planina artisanat
Ustensiles en bois

L’artisanat

Les pots

Très utilisés par le vacher, les pots en bois, céramique et émail ont plusieurs utilités : transporter de l’eau ou du lait, fabriquer du fromage, ou servir de récipient pour le lavage ou la cuisine. La collection de Kopac contient plusieurs pièces très intéressantes, toutes faites à partir du même tronc d’arbre. Aujourd’hui encore, ces bols ont gardé la même utilité. Mais l’ustensile le plus particulier est le « Skutenka » (illustration du milieu), un linge de forme conique attaché à une branche plantée dans le mur, qui servait à l’affinage du fromage. Un récipient était placé en dessous afin de recueillir le petit-lait.

Le fromage

Quand il est encore frais, le fromage trnic est décoré grâce à un couteau de bois appelé « pisava ». On trouve cette tradition uniquement à Velika Planina.
Ce fromage est extrêmement salé et moulé en forme d’oignon. Il est ensuite fumé au feu de bois. Il était autrefois une offrande pour des amis ou pour ceux méritant une attention particulière.

Retrouvez toutes les informations sur Velika Planina sur le site officiel.