Auteur/autrice : Fabien Barret

Voici la dernière partie du guide complet sur la Slovénie, parlant de la culture slovène et de son tourisme. Vous pouvez retrouver les deux précédentes parties ici : partie 1 (informations pratiques et comment venir) et partie 2 (histoire)

Sommaire :

 

Culture

Les célébrations :

Les fêtes :

– 1er janvier : Nouvel An
– 8 février : fête de la culture et fête de Prešeren
– 27 mars: Pâques
– 28 mars : lundi de Pâques
– 27 avril : Jour de la résistance à l’occupant
– 1er et 2 mai : fête du Travail
– 25 juin : Fête nationale
– 15 aout : Assomption et fête de l’Adhésion des Slovènes du Prekmurje à la patrie après la Première Guerre mondiale – non férié
– 15 septembre : fête du Retour de la Primorska à la mère patrie – non férié
– 31 octobre : fête de la Réforme
– 1er novembre : Toussaint
– 23 novembre : fête de Rudolf Maister – non férié
– 25 décembre : Noël
– 26 décembre : fête de l’Indépendance et de l’Unité nationale

Les manifestations :

De nombreuses manifestations sont organisées toute l’année en Slovénie. Voici les plus connues :

  • Fête gourmande (du poisson, des olives et du vin) à Izola, le deuxième week-end de Juin.
  • Fête des kakis à Strudjan, en Novembre.
  • Carnaval de Ptuj (lien), en février-mars, célébrant l’héritage de la Slovénie avec la présence de kurents, symbole du pays.
  • Festival des salines à Piran, en avril, où l’on admire le départ des paludiers vers les marais salants.
  • Festival d’été de Ljubljana en juillet et août avec le plus grand festival musical de Slovénie.

 

Figures célèbres :

Les Slovènes sont très fiers de leur poète France Prešeren (1800-1849), dont la statue se trouve sur la place centrale de Ljubljana. L’hymne national du pays est d’ailleurs la 7e strophe de son poème Zdravljica.

Autre figure de la littérature slovène, Ivan Cankar (1876-1918) est surtout connu pour ses nouvelles, mais il fut aussi un poète, un dramaturge et un homme politique !

 

Les symboles nationaux

L’hymne national :

L’hymne national, tiré de la 7ème strophe d’un poème de France Prešeren, s’appelle Zdravljica et peut se traduire par « Un toast ».

Le voici en entier :

Živénajvsinarodi, (Vivent tous les peuples,)
kihrepenédočakat’ dan, (Qui aspirent à voir le jour,)
da, kodersoncehodi, (Où, là où le soleil suit son cours,)
prepirizsvetabopregnan, (La querelle du monde sera bannie,)
darojak (Où tout citoyen)
prostbovsak, (sera libre enfin,)
nevrag, le sosedbomejak! (Et pas un ennemi, mais le frontalier sera voisin!)

 

Le drapeau slovène :

drapeau-slovenie
drapeau-slovenie

Il se compose de trois bandes horizontales de même largeur de couleur blanche, bleue et rouge. Ces couleurs sont héritées du drapeau de la Yougoslavie. Un sceau figure en haut à gauche et représente le mont Triglav (qui signifie « trois têtes »), sommet emblématique du pays que tout Slovène doit gravir au moins une fois dans sa vie. Les deux ondulations représentent la façade maritime slovène  et les trois étoiles jaunes rappellent les armoiries des comtes de Celje, grande maison dynastique slovène.


 

Les spécialités culinaires

A l’image du pays, situé entre mer et montagne, la cuisine slovène est riche des influences de tous ses voisins : Italie, Croatie, Hongrie, Allemagne, Autriche…

Les principales spécialités sont :

  • Le vin : parce qu’il n’y a pas qu’en France qu’on produit du bon vin, la Slovénie regorge de bons vins blancs grâce à la culture du welschriesling et du sipon, la variété locale du célèbre furmint hongrois.
  • La soupe : aux champignons ou à la viande, chaque Slovène commence son repas par une soupe chaude.
  • La saucisse de Carniole : spécialité de KranjskaGora, elle est élaborée à partir de viande de porc et de lard salé de premier choix, assaisonnée d’ail et de poivre, puis fumée.
  • Le börek, aussi appelé burek, est une pâtisserie salée. Très grasse, elle est fourrée au fromage frais, aux épinards ou encore à la viande.
  • Le gibanica : assez lourd, il est composé de graines de pavot, de fromage frais, de noix et de pommes. Dessert slovène par excellence, on le retrouve surtout dans la région de Prekmurje.

Retrouvez ici un livret avec toutes les spécialités culinaires slovènes détaillées.

 

Le tourisme

La Slovénie possède mille facettes. Vous pensiez que le pays vert par excellence était l’Irlande ? Laissez-moi vous dire que vous avez tort ! Ce pays aux 50 nuances de vert est idéal pour les randonnées, à pied ou a vélo en été, ou en raquettes en hiver.

Entre montagne et mer, il y a de nombreux sites à découvrir dans ce pays. Voici mes suggestions :

Ljubljana : la capitale, ville unique, moderne et pleine de vie, avec des points de vue splendides et un décor pittoresque. (article à venir)

Les thermes : c’est une vraie tradition slovène, et il y en a plus d’une dizaine dans le pays. Une activité détente parfaite pour l’hiver et très abordable. Retrouvez ici un des séjours que je propose : Bien-être à Olimia.

Bled : ville emblématique du pays avec son île (la seule du pays) au milieu du lac. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire cet article : « Slovénie : Zoom sur Bled ».

Les grottes : pays du karst, la Slovénie regorge de grottes à découvrir. Voici mes conseils sur votre visite des grottes en Slovénie, lire cet article

Le carnaval de Ptuj : événement folklorique majeur en Slovénie, il rassemble près de 100 000 personnes chaque année. En savoir plus sur le sujet, lire cet article :

La côte slovène : petite, mais gorgée de paysages magnifiques. Découvrez Piran, Izola ou encore Portoroz.

Découvrez ici l’histoire de la Slovénie, de la Préhistoire jusqu’à son entrée dans l’Union Européenne.
Vous pouvez retrouver les deux autres parties de ce guide ici : partie 1 (Informations pratiques) et partie 3 (culture et tourisme).

Sommaire :

 

Préhistoire :

Les ancêtres de l’homme peuplaient déjà le territoire actuel de la Slovénie il y a 250 000 ans. Deux outils en pierre datant de cette époque ont été découverts dans la grotte de Loza pri Orehku (au sud du pays).  L’os d’ours perforé de la grotte de Divjebabe, considéré comme la plus ancienne flûte du monde, est vieux de 55 000 ans.

 

La domination étrangère :

Du VIème  au XIVème  siècle :

En 748, le territoire passe sous le contrôle de Charlemagne, qui convertit la population au christianisme, qui est intégrée dans le Saint Empire romain germanique au IXème siècle. Le territoire reprend ses droits en étant dirigé par les comtes de Celje, unique famille noble slovène, avant de finalement tomber sous la domination des Habsbourg. Les pays peuplés de Slovènes ne sont ainsi plus morcelés ou dispersés. En contrepartie, l’affirmation du pouvoir central à Vienne entraîne un affaiblissement de l’autonomie des provinces. La germanisation des terres commence. L’allemand s’affirme comme la langue des élites, tandis que les paysans gardent leur identité slave. Le slovène est ainsi progressivement relégué au rang de dialecte paysan.

 

1809-1945

En 1809, Napoléon 1er fonde la république des Provinces illyriennes (Slovénie, Dalmatie et une partie de la Croatie) dans le but d’affaiblir l’Autriche. Il fait de Ljubljana sa capitale. Il donne aussi son statut actuel à la langue slovène, qui devient langue d’enseignement. Les Habsbourg reviennent dans le pays en 1814 mais les réformes apportées perdurent. Quatre ans plus tard, la révolution démocratique balayant l’Europe accroit la conscience politique et nationale des Slovènes. La Slovénie reste sous domination autrichienne jusqu’à la Première Guerre mondiale.

 

La Yougoslavie :

1ère Guerre mondiale :

Le 28 Juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo par Gavrilo Princip, un étudiant nationaliste serbe de Bosnie. Cela déclenche immédiatement la guerre entre l’Autriche et la Serbie et leurs alliés.

Pendant plus de trois ans, la guerre bat son plein. Les Slovènes se battent dans les rangs de l’armée austro-hongroise sur le front de la Soča. Le cours de la rivière  Soča dessine la ligne de front : autour de la ville de Kobarid, l’une des batailles les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale s’engage. Il y a eu en tout plus de 12 batailles en deux ans, qui ont marqué la région de manière indélébile. On parle même du « Verdun » de l’Europe centrale.

En 1917, le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes est créé. Quand l’empire des Hasbourgs s’effondre à la fin de la guerre, le royaume se retrouve dirigé par la dynastie serbe des Karađorđević.

 

2nde Guerre mondiale :

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Slovénie est partagée entre l’Allemagne, l’Italie et la Hongrie. À l’issue d’une terrible guerre de résistance (menée en Slovénie par le Front de libération de la nation slovène, la branche locale des Partisans dirigée par Boris Kidrič), la Yougoslavie est reconstituée. La Slovénie devient la République populaire de Slovénie, État fédéré de la République populaire fédérative de Yougoslavie proclamée le 29 novembre 1945.

En 1945, la Slovénie rejoint la République socialiste fédérale de Yougoslavie. Elle passe derrière le rideau de fer pour plus de quatre décennies.

 

L’année 1980

Les Serbes et leur volonté d’asseoir leur hégémonie sur les autres républiques yougoslaves inquiètent la Slovénie. En effet, elle entretient des relations tumultueuses avec ses voisins capitalistes du Nord et de l’Ouest. Ces pays, en plus d’être une menace politique, sont aussi un fardeau économique. Cela renforce cette volonté d’indépendance des Slovènes. Quand Belgrade décide brusquement, en 1988, de mettre fin à l’autonomie du Kosovo, les Slovènes prennent peur. Souhaitant garder leur indépendance, ils se séparent de la Yougoslavie.

 

L’indépendance :

Au printemps 1990, après 45 années de domination communiste, la Slovénie devient la première république yougoslave à tenir des élections libres. Après un vote massif en faveur de l’indépendance (plus de 90%), le gouvernement slovène se prépare au combat, craignant un refus de Belgrade. Il se retire de la Fédération Yougoslave le 25 Juin 1991. Après une courte guerre de 10 jours, aucun territoire ou minorité n’étant vraiment en jeu, le gouvernement yougoslave accepte une trêve. La Slovénie se dote sur-le-champ d’une nouvelle Constitution et, le 15 janvier 1992, la Communauté européenne reconnaît officiellement le pays.

Elle intègre l’Union Européenne en mai 2004.

Voici la première partie du guide pratique sur la Slovénie. Vous pouvez retrouver les autres parties ici : partie 2 (histoire) et partie 3 (culture et tourisme)

Sommaire :

 

Informations pratiques

 

Situation

La Slovénie est un petit pays d’Europe centrale. Malgré une superficie d’à peine 20 273km², plusieurs grandes unités géographiques se rencontrent et offrent une très grande diversité de paysages.
Le pays partage ses frontières avec la Croatie, la Hongrie, l’Autriche et l’Italie, et possède une petite côte de 50 km, le la mer Adriatique, au sud-ouest du pays.

Population

Avec une population de moins de deux millions d’habitants, la Slovénie compte parmi les plus petits pays d’Europe.
Le pays est peuplé à 90% par les Slovènes mais aussi par les Croates, les Serbes et d’autres minorités ethniques de l’ex-Yougoslavie. Avec 95 hab/m², la Slovénie se place parmi les pays les moins densément peuplés d’Europe.
Langue :
Deux régions sont officiellement bilingues : le Sud, avec le slovène et l’italien, et le Nord, avec le slovène et le hongrois. Cependant, il est très facile de se faire comprendre dans la langue de Shakespeare, car les Slovènes la parlent très bien. Quant au français, c’est une langue très peu répandue, mais ceux qui la parlent la maîtrisent totalement.

Religion

La Slovénie est un pays très religieux. Il n’est pas rare d’observer des églises ou des chapelles à tous les coins de rues.
Les Slovènes sont principalement catholiques (70%). Les autres communautés religieuses sont les chrétiens orthodoxes, les musulmans et les protestants.

Monnaie

Depuis son entrée dans l’Union Européenne en 2007, la Slovénie a adopté l’euro. Le pays a utilisé le dinar yougoslave comme monnaie jusqu’en 1991, année de l’indépendance slovène. Le tolar (1 EUR = 239,640 SIT – slovenski tolar) a alors été instauré jusqu’à l’entrée dans l’UE.

Le climat slovène

La Slovénie se situe dans une zone tempérée et, selon l’éloignement de la mer, du relief et de l’altitude, présente trois types de climat :
– Le climat continental tempéré : il règne sur la plus grande partie de la Slovénie. Les hivers sont généralement longs et froids et la saison estivale est courte, mais chaude.
– Le climat subméditerranéen : dans le sud-ouest de la Slovénie, ce climat se caractérise par des hivers doux et un ensoleillement optimal. Mais l’hiver doux est gâché par la Bora, vent froid et sec soufflant à plus de 200km/h sur le haut plateau karstique (Kras en slovène).
– Le climat alpin : il est propre aux Alpes, aux vallées montagnardes et aux hauts plateaux dinariques. Très agréable en été, lorsqu’il contre la chaleur écrasante des vallées, ce climat amène aussi beaucoup de précipitations et de neige pendant l’hiver.
L’enneigement est généralement bon dans le massif des Alpes juliennes et des Karavanke où, chaque année, sont organisés, les championnats de la coupe du monde de biathlon, sur le plateau de Pokjluka à 1300 m d’altitude.

 

Comment venir en Slovénie ?

Il y a trois options possibles :

– En avion :

Il est très facile de rejoindre la capitale slovène depuis Paris : plusieurs vols décollent chaque jour via Air France et Transavia. Également des vols au départ du Luxembourg.
De plus, sachez qu’il est possible de prendre un vol vers Venise (depuis Paris, Nice, Lyon, Genève et Bordeaux), puis une navette Venise-Ljubljana.

– En train :

Depuis Paris, il faut compter une douzaine d’heures pour rejoindre la capitale slovène. C’est désormais possible de prendre un train de nuit de puis Zurich pour rejoindre directement  Ljubljana ou Radovlijca.

– En voiture :

Depuis les Vosges, il faut compter environ 9h de trajet (sans pause) pour arriver à Bled. Le plus simple à mon goût est de contourner l’arc Alpin en suivant les directions : Strasbourg – Stuttgart – Munich – Salzburg, puis de prendre direction Villach, et enfin de suivre Ljubljana. Si vous venez d’une ville située plus au Sud, il faudra compter entre 10 et 12 heures de trajet.
Si vous souhaitez évaluer votre temps de trajet, vous pouvez le faire grâce au site Via Michelin ou google maps .
Attention cependant, quelle que soit votre destination de départ, votre trajet se fera essentiellement sur l’autoroute. Pour être autorisé à y rouler, vous devez vous acquitter d’une vignette. Ne plaisantez pas avec cela : en cas de contrôle, vous pouvez avoir 150€ d’amende minimum.

Ci-dessous, quelques prix :
Vignette en Autriche : 7,5€ pour 10 jours. Elle s’achète dans les stations essence en Allemagne et en Autriche mais également auprès de l’Automobile Club Alsace Vosges Belfort.
Vignette en Slovénie : 15€ pour 8 jours ou 30€ le mois. Vous pouvez l’acheter quelques kilomètres avant la frontière dans les stations services autrichiennes ou italiennes.
A noter que pour les camping-cars et véhicules de plus de 3,5T, le paiement continue de s’effectuer via des péages classiques. Pour ce qui est des limitations de vitesse, elles son les mêmes qu’en France.
Petite astuce : si vous arrivez par Villach, vous êtes autorisé à passer le tunnel des Karavanke et à prendre la première sortie vers Jecenise sans être obligé de posséder la vignette slovène.

 
Ce n’est un secret pour personne, au XXème siècle, l’Europe était divisée en deux blocs : la Triplice (Allemagne, Autriche-Hongrie, empire Ottoman), et la Triple Alliance (Grande-Bretagne, France et Russie, soutenus par la Serbie, le Monténégro et le Japon).  Le point sensible se situait dans les Balkans, surtout après l’annexion de la Bosnie par l’Autriche-Hongrie en 1908, ce qui détériora ses relations avec la Serbie. L’équilibre très fragile de l’Europe fut bouleversé par l’attentat de Sarajevo, le 28 Juin 1914. Le duc autrichien Francis Ferdinand fut assassiné par Gavrilo Princip, un membre d’une organisation pour la révolution bosniaque. L’Autriche déclare la guerre à la Serbie le 28 Juillet 1914. Enrôlées par le jeu des alliances, la Triplice et la Triple Alliance prennent part à la guerre.

Nous connaissons tous le déroulement de cette guerre. Mais intéressons-nous plus particulièrement à la Slovénie et au front de la Soca.

Sommaire du Front de la Soca :

La première victime de guerre en Slovénie.

La monarchie Hasbourg était au combat depuis une dizaine de jours et, avec eux, le territoire slovène. En temps de guerre, les lois martiales s’appliquaient. Le 14 Août 1914, la comtesse Selma Christalnigg, qui résidait à Gorica, conduisait jusqu’en Autriche où elle devait récupérer des dons pour la Croix rouge, dont elle était elle-même un membre dévoué. Dans le village de Brezovo (entre Kobarid et Bovec pour les plus connaisseurs), dans la vallée de la Soca, elle croisa deux soldats slovènes. Ceux-ci lui demandèrent de s’arrêter. Convaincue que son ordre de passage avait déjà été envoyé aux soldats, elle ne le fit pas. Les soldats ouvrirent donc le feu et la tuèrent d’une balle dans la tête. Elle fût la première victime de la guerre du front de la Soca.

Le déroulement de la guerre.

Malgré l’alliance conclue entre l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne, l’Italie s’est déclarée neutre le 3 Août 1914, évitant donc tous les combats pendant presque un an. Néanmoins, les deux ennemis négociaient secrètement avec l’Italie afin d’obtenir son soutien. Ce fut finalement les alliés qui l’emportèrent, avec la signature du traité de Londres le 26 Avril 1915. Dès le début de mai, l’Italie se prépara à la guerre, qu’elle déclara à l’Autriche-Hongrie le 23 du même mois. La guerre faisant rage depuis plus d’un an, les troupes autrichiennes furent engagées sur deux fronts. L’empereur autrichien Francis Joseph II fit une déclaration officielle certifiant l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés des ennemis de l’Autriche-Hongrie. Il considéra l’acte de l’Italie comme une trahison de la paix établie entre les deux pays.

Un nouveau front de bataille se crée : le front de la Soca. D’une longueur de 600km, le front passe depuis Stelvio Pass à la triple frontière entre Italie, Suisse et Autriche-Hongrie, jusqu’à la mer Adriatique. Le lieu de combat majeur se situe au sud, englobant le territoire slovène et s’étendant sur 90km.

Soca, la vallée de la paix, une route touristique et commerciale, s’enlise peu à peu dans une des batailles les plus sanglantes de l’histoire, devenant un synonyme d’horreur, de peur et de mort.

La guerre fit quelques 1,7 millions de morts au cours de 12 campagnes, entre juin 1915 et octobre 1917.

Les vestiges de la guerre

Près de 100 ans après la fin de la guerre, chaque monument, cimetière ou mémorial témoigne du passé tragique de la vallée. A Posocje et dans la région du Karst, les traces sont toujours profondément ancrées. Les tranchées, bastions, forteresses et cavernes sont toujours visibles et chargées d’histoire. Toutes les reliques de la guerre sont conservées dans différents musées.
Vous pourrez découvrir sur le séjour les vallées de l’inspiration une partie de cet héritage.

Comment aller en Slovénie sans visiter la capitale, Ljubljana ? Comptant parmi les plus petites capitales d’Europe, Ljubljana est une ville accueillante et pleine de vie.

Sommaire de la visite guidée de Ljubljana, capitale de la Slovénie

Les incontournables 

Le château

Surplombant la ville depuis plus de 900 ans, le château est le plus grand point d’intérêt de Ljubljana. Du haut de sa tour d’observation, vous pouvez profiter de l’une des plus belles vues sur la ville. Cette tour fut construite à l’endroit même où se trouvait la tour des siffleurs, détruite en 1813 après l’occupation française. Mais l’intérêt du château ne consiste pas seulement en son point de vue : le monument abrite le musée de la marionnette et une exposition « histoire de la Slovénie ».  Il est aussi un lieu idéal pour l’accueil de manifestations culturelles. Plus d’informations sur les horaires et les prix ici.

 

Le centre historique

Classée en 13ème position des villes les plus « bike friendly », Ljubljana est une capitale à découvrir à vélo. Vous pourrez longer la Ljubljanica, la rivière traversant la ville.

Arrêtez-vous prendre une photo d’un des quatre dragons au pont du même nom.  Construit en 1900 sous la domination austro-hongroise, il a été dessiné par l’architecte Joze Plečnik. Il est considéré comme l’une des plus belles œuvres d’Art nouveau.

Faites un stop à la place Preseren, la place centrale de Ljubljana, qui doit son nom au poète slovène. Profitez-en pour prendre en photo l’église franciscaine de l’Annonciation, monument le plus photographié de Ljubljana, donc la popularité repose sur la sublime couleur rose de sa façade.

Enfin, admirez le tromostojve, le triple pont. Cette particularité architecturale unique en Europe a été imaginée par l’architecte Joze Plečnik. Entre 1929 et 1392, il ajouta en effet deux ponts latéraux pour piétons au pont central déjà présent datant de 1842.

Mon conseil : Deux heures sont largement suffisante pour découvrir Ljubljana en vélo. Si cela vous intéresse, profitez de l’offre BICIKELJ : la première heure de location est totalement gratuite, la seconde ne vous coutera qu’un euro.  Plus d’informations ici.

 

Le parc Tivoli

Le plus grand parc de Ljubljana s’étend sur près de 5km² et prit forme en 1813 selon les plans de Jean Blanchard. Divisé en trois parties, il comprend notamment des sentiers de randonnées et un sentier d’entrainement avec des accessoires pour des exercices en plein air. La promenade Jakopič, aménagée par l’architecte Plečnik, est très connue pour ses expositions photographiques à ciel ouvert tout le long de l’année. Sachez aussi que le château de Tivoli abrite le Centre National d’art graphique, composé d’un musée et d’une galerie. Il y a également un zoo mais je vous ne le recommande pas !!

 

Le musée et l’usine Union

Si vous êtes déjà venus en Slovénie, vous connaissez probablement Lasko et Union, les deux principales bières du pays. Mais saviez-vous que celles-ci étaient fabriquées par la même compagnie, Union ? Si vous êtes fan de bières, c’est votre jour de chance : l’usine Union se trouve en plein centre de Ljubljana et il est possible de la visiter. Pour 7€ seulement (5€ pour les étudiants, 3€ pour les enfants), vous aurez droit à la visite du musée de la bière, ainsi qu’à une visite guidée de l’usine. Pour finir, vous aurez l’occasion de goûter la bière tout juste sortie du fût. D’ailleurs, elle a un goût très différent de celle que l’on peut trouver dans le commerce (0,5L quand même !). Pas d’inquiétude pour les enfants ou ceux n’aimant pas le gout de la bière, d’autres produits non alcoolisés de l’usine vous seront proposés.

 

Ljubljana, la ville de l’amour ?

Avec le fameux slogan SLOVENIA de l’Office du Tourisme et le nom de la capitale qui, à une lettre près, signifie aimée (Ljubljena), la capitale à de nombreux atouts, elle à aussi l’équivalent du pont des amoureux de la capitale française. Originellement appelé le pont des Bouchers (Mesarski most), son nom d’origine est dû à la présence de statues effrayantes de Jakov Brdar, sculpteur slovène. Aujourd’hui renommé le pont de l’amour, de nombreux couples y accrochent un cadenas avant de jeter la clé dans la Ljubljanica.

Si vous souhaitez une escapade romantique à Ljubljana . Un conseil néanmoins : évitez la ville en hiver. Le brouillard étant souvent compact, la ville n’est pas à son avantage en cette saison. Préférez le printemps ou l’été. De plus, Ljubljana est ville aux bâtiments très colorés et vous en mettra plein les yeux dès les premiers rayons de soleil.

Idrija est particulièrement connue pour sa mine. D’ailleurs, je vous invite fortement à lire mon article sur le sujet : Idrija, mercure. Mais pourtant, elle mérite que l’on s’attarde sur un autre point d’intérêt: sa dentelle.

L’histoire

Pratiquée dans plusieurs pays, la fabrication des dentelles aux fuseaux s’est répandue en Slovénie au cours du XVIIème siècle. Bien que courante dans plusieurs villes slovènes, elle s’est particulièrement affirmée à Idrija, principalement grâce à la mine de mercure. Avec l’amélioration du processus de production du mercure grâce aux progrès techniques du XVIIème siècle, les revenus des familles ont diminué. Les femmes de mineurs ont donc commencé à s’adonner à la fabrication de la dentelle, contribuant ainsi à la survie économique des familles, mais aussi de la ville.

La production s’est accrue au fil du temps. Au début du XXème siècle, plus de 1790 personnes fabriquaient la dentelle à Idrija. Ce succès s’explique principalement par la fondation de la première école de dentellerie en 1876. A ce jour, elle est toujours en activité.

Que visiter sur la dentelle ?

L’école

Située en plein centre ville, elle est toujours en activité et fête en 2016 ses 140 années d’existence. Les plus anciennes dentelles étaient fabriquées avec du fil de lin écru du pays. Au XVIIIème siècle, les dentellières commencèrent à utiliser de la soie, puis du fil de coton au XIXème siècle, à l’ouverture de l’école.

L’école accueille un peu moins de 500 élèves, âgés de 6 à 15 ans. Basée sur le volontariat, cette formation est dirigée par 8 professeurs, qui parcourent les environs afin de donner des cours dans les classes. Pendant 6 ans, les élèves suivent 3h de cours par semaine, apprenant à lire le code couleur et les différentes techniques de tissage. Pendant 4 ans, l’élève suit un programme défini, avant de laisser libre cours à son imagination pendant les deux années suivantes, avec des créations en couleurs. L’école est gratuite, et l’élève ne paie que le matériel dont il a besoin pour tisser. A la fin des 6 années, il reçoit un diplôme officiel certifiant ses compétences.

L’école est aujourd’hui un musée (puisque les professeurs se déplacent dans les écoles de la région) et expose le travail des élèves. Elle change chaque année et peut être visitée pour quelques euros seulement. Une petite boutique permet d’acheter les pièces uniques créées par les élèves.

Le musée

Le musée municipal est situé dans le château de Gewerkenegg. Dans des locaux entièrement rénovés, il offre une exposition complète sur l’histoire d’Idrija, et plus particulièrement sur la mine de mercure. Mais le musée contient une impressionnante collection de dentelle, dont il retrace l’histoire à travers trois salles dédiées. On y trouve aussi des documents et pièces uniques en leur genre comme la nappe de Jovanka, qui couvre une table de 12 personnes et date des années 70, des copies de documents d’archives et de photos des années 50.

Cette année 2016 est très spéciale pour Idrija : la ville fête la 140ème année d’existence de son école. Pour l’occasion, une exposition temporaire et gratuite au sous-sol du château vous fait découvrir la vie de la bourgeoisie au temps des mineurs et sa relation avec la dentelle. En plus de pièces rares, vous pouvez y admirer de magnifiques robes en dentelle de l’époque.

Pour voir les photos de ma visite, cliquez ici.

 

Aujourd’hui, je vous embarque avec moi à Ljubljana pour une visite insolite. Si vous êtes déjà venu dans la capitale slovène, vous savez qu’on en a vite fait le tour. C’est pourquoi je vous propose de la (re)découvrir sous un nouvel angle : du point de vue d’un SDF. Attention, ne vous attendez pas à visiter des monuments culturels. Ici, il s’agit plutôt de découvrir le côté que la capitale ne veut pas montrer, tout en suivant l’histoire d’un SDF.

Rendez-vous à 11h avec mon guide, Taubi, devant la fontaine Robbov vodnjak. Une famille allemande nous rejoint, et nous sommes au complet. Il est temps de commencer ! Après une rapide introduction, il nous explique que cette journée se base sur les échanges entre le guide et les touristes : sans question, le tour n’a pas lieu d’être.  Il commence avec une description des profils types de SDF : les personnes totalement à la rue, celles qui n’ont pas de travail mais une chambre ou une maison grâce aux aides sociales, et celles qui ont un lieu pour vivre et un travail pour payer le logement, mais dont le travail est précaire. Il nous avoue qu’il se situe lui-même dans la dernière catégorie : il touche les aides et dispose d’une chambre dans un bâtiment accueillant des personnes en difficulté.

Nous commençons la visite sur la place Preseren, place centrale de Ljubljana. Notre guide nous raconte que le bâtiment situé à gauche de l’église Saint-Nicolas est dirigé par des religieux. Gracieusement, ils servent le petit déjeuner tous les jours de la semaine. Peu importe d’où vous venez, on ne vous posera aucune question. Nous continuons ensuite par le marché, dont les marchands laissent volontiers quelques fruits et légumes à disposition des plus démunis avant de remballer. C’est une initiative très intéressante car ces produits étaient de toute façon destinés à finir à la poubelle. Nous passons ensuite dans un dépôt-braderie, où l’on peut acheter de nombreuses choses pour un tout petit prix.

De question en question, nous en apprenons plus sur la vie de notre guide. Il nous confie être parti de chez lui à 18 ans, le jour de son anniversaire. Il a alors vécu trois mois sur un banc, dans le parc près de l’hôtel Park, qu’il appelle familièrement « le centre ville des SDF », avant de changer plusieurs fois de « logement ». Il est notamment parti à Rome et à Barcelone. Nous faisons un détour par Mekelkova, où il nous explique avoir vécu et manifesté en 1993, suite à l’ordre de destruction.

guide Ljubljana

Après avoir passé 19 ans dans la rue, il décide de se reprendre en main. Il soigne donc son problème de drogue et d’alcool grâce à une association. Depuis 2005, avec l’intervention de la mairie, le bâtiment « Dnevni center » est équipé de chambres ainsi que 10 appartements réservés à la location par des sans-abris. Contre un  loyer très faible, ils peuvent avoir le confort d’une maison à leur disposition, après avoir validé les entretiens avec l’association pour prouver leur bonne foi. Une chambre peut se garder à vie, tant que le locataire est respectueux des autres. En revanche, un appartement est loué pour une durée maximale d’un an et demi.

Le but de ces structures est de favoriser l’intégration des sans-abris. Nombreux sont ceux qui ont un travail, comme vendre le magasine mensuel de l’association. Notre guide nous explique qu’aujourd’hui, grâce à l’aide sociale de 280€/mois et à son travail complémentaire de guide, il parvient à vivre très correctement. Si sa vie lui convient parfaitement maintenant, il avoue que sans sa chambre, il ne saurait pas où aller. C’est aujourd’hui son lieu de résidence et il ne compte pas le perdre.

La visite guidée, censée durer environ 2h, en aura duré presque 3. Nous devions sûrement être trop bavards. En conclusion, c’est une expérience intéressante, qui permet de découvrir un second Ljubjana, plus discret, loin des décors de cartes postales.

Prix : 6€ (enfants, étudiants et sans emplois), 8€ (adultes)

Pour plus d’informations et pour réserver (en anglais).

La Slovénie compte pas moins de 16 stations thermales, essentiellement situées dans les provinces de la Starjerska, la Dolenjska et du Prekmurje.

Elles proposent non seulement des cures fort appréciées, mais servent également de lieu de rencontre et de détente.

Toutefois, après en avoir visité quelques-unes, il faut avouer que certaines ressemblent plus à des parcs aquatiques à l’architecture des années 1970 qu’à des centres thermaux.

De nombreuses stations thermales se sont rebaptisées « terme » (« ville d’eau » en italien), qu’elles estiment plus attractif que leur nom slovène toplice ou zdravilisce (« ville de santé »).

Quelques centres méritent attention et se prêtent également à la randonnée.

 

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La via Alpina regroupe 5 itinéraires de randonnée différents, qui permettent de traverser le massif des Alpes et qui relient Trieste à Monaco.

La via Alpina traverse 8 pays en 342 étapes sur plus de 5000 km, pour découvrir le patrimoine culturel et naturel des Alpes. Les pays concernés valorisent ainsi ensemble leur patrimoine et échangent leur expérience par-delà les frontières.

Le projet a été initié par la GTA Grenoble en 1999 et officiellement créé en 2000, en collaboration avec diverses organisations publiques et privées des huit pays. Entre 2001 et 2008, le projet a reçu des subventions de l’Union Européenne dans le cadre du Fonds pour le Développement Régional (à hauteur de 50 % – Slovénie : 75 % à partir de 2004 – des frais engendrés par les pays membres de l’UE). Depuis 2005, la via Alpina est également un projet officiel de mise en œuvre de la convention alpine, puisqu’elle contribue à l’encouragement d’un développement durable dans l’espace alpin. De nombreuses offres spéciales, comme des tours organisés, avec transport, hébergement, animations culturelles et historiques ainsi que des offres pour les enfants et les personnes âgées animent le parcours et contribuent à la plus-value de la région.

Sur le plan international, le projet est coordonné par la GTA. Au niveau local, un secrétaire national est désigné dans chaque État. Dans le cas de l’Autriche et de l’Allemagne, la fonction a été reprise par les clubs alpins autrichien et allemand.

Des itinéraires balisés et des topos ont été mis en place pour vous permettre d’organiser vos vacances et de choisir la difficulté et la durée de votre itinéraire.

En Slovénie, il y a 14 étapes de l’itinéraire rouge et 10 étapes de l’itinéraire violet, qui vous mèneront à travers les trois massifs montagneux slovènes : les Alpes juliennes, les Karawanken et les Alpes de Kamnik.

Retrouvez mes séjours accompagnés qui empruntent une bonne partie des sentiers de la via Alpina, dans les alpes Karavanke et les Alpes juliennes.

L’itinéraire slovène à la particularité de terminer ou de commencer en bord de mer, suivant le sens que vous choisissez. Il permet également de découvrir la région du Karst et ses nombreuses grottes. Cependant, le balisage est parfois succinct, et il n’est pas toujours facile de se repérer seul.

La répartition de l’ours en Europe est liée à la qualité de la forêt de montagne, qui doit être riche, diversifiée et vaste.

C’est le cas de la forêt slovène, dont le pays est couvert à plus de 60%, notamment dans la région de Gorenska, où se trouvent les lacs de Bled et de Bohinj.

Intéressé par un séjour en Slovénie à la rencontre de l’ours ?
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    Dans le massif de Lepa kommna, que vous pouvez traverser lors du séjour liberté « Alpes Karavanke et Alpes juliennes », le terrain est calcaire, accidenté et très diversifié : des zones de mégaphorbiaie, des forêts épaisses d’épicéas et de hêtres, succèdent à des espaces plus ouverts avec des mélèzes et du pin cembro. L’été, les fruits et les baies abondent. Toutes les conditions sont donc réunies pour y trouver notre plantigrade national.

    Ours des Pyrénées Aspe
    Ours des Pyrénées Aspe

    L’ours : des apparitions régulières
    La Slovénie est intimement associée à l’ours : les ours réintroduits en France dans les Pyrénées proviennent de Slovénie.
    Lors de mes randonnées dans les Alpes juliennes ou Karavanke, mes rencontres avec les vachers, les gardiens de refuges ou les autres habitants de la région confirment sa présence, qui ne semble cependant pas affecter le quotidien de chacun.

    De temps à autre, un article de journal fait parler de lui.

    empreinte d'ours dans la neige
    empreinte d’ours dans la neige

    J’ai personnellement trouvé un « arbre à ours » sur le bord d’un sentier entre Vogel et Dom na Koma (cf. photo). Un groupe en ski de randonnée à pu observer ses traces pendant l’hiver de 2008. (cf. photo de Serge Bidon) . Voir également d’autres photos de traces des ours en Slovénie.

    L’année suivante, des randonneurs ont pu observer trois oursons s’adonner à des glissades dans la neige.

    En 2010, il a également été constaté qu’un petit nombre d’ours se déplaçait vers l’Autriche en passant par les Alpes Karavanke.

    Les ours slovènes sont principalement concentrés à 50km au sud de Ljubljana, dans la région de Kočevje en basse Carniole. (Mon Rog)

    Présentation générale de l’ours slovène

    L’ours est un plantigrade et fait partie de la famille des ursidés.
    Il existe actuellement 8 espèces d’ours.
    L’ours a des pattes plantigrades à cinq griffes non rétractiles.
    Il pèse entre 100 et 350 kilos.
    Dressé sur ses pattes postérieures, il peut mesurer entre 2m et 2,50 m.
    L’ours mâle devient adulte vers 5-6 ans, et a une espérance de vie remarquable de 35 à 45 ans.

    Possédant une excellente mémoire, il est considéré comme un des intellectuels du règne animal.
    Vif et agile, il peut atteindre des pointes de vitesse de 40 à 50 km/h, mais sait également se montrer très délicat quand il s’agit d’éplucher un bulbe ou de capturer des insectes.

    Le menu de l’ours brun

    arbre à ours
    arbre à ours

    L’ours est principalement végétarien et se nourrit de champignons, herbes diverses, glands, baies et fruits tels que les framboises, la myrtille, les mûres ou les faînes.
    Son menu se compose également de 20 à 25% d’aliments d’origine animale : escargots, grenouilles, truites, petit rongeurs, gros mammifères, et de temps à autres, des charognes.

    La naissance

    L’ourse donne naissance à un à trois oursons après 7 à 8 mois de gestation.
    Elle met au monde ses petits entre janvier et mars.
    Ses petits oursons sont de la taille d’un écureuil, et ne pèsent pas plus de 200 à 400g. Leur poids plume permet de
    ne pas épuiser leur mère, qui vit encore sur ses réserves à cette période de l’année.
    Les oursons ouvrent leurs yeux 1 mois après leur naissance, et commencent à marcher 4 à 5 mois plus tard.
    La mère garde ses petits durant deux étés consécutifs, car l’ours brun ne se reproduit que tous les deux ans. C’est durant cette période qu’elle peut se montrer irascible.
    L’ours devient adulte vers 5 à 6 ans.

     

    ours-slovene
    ours-slovene

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      Seriez-vous prêt à passer l’intégralité de votre séjour à l’observation de l’ours ?

      OuiNon

      Si non, combien de temps ?

      3 jours4 jours5 jours6 jours7 jours

      Aimeriez vous aussi profiter d’autres activités que celle de l’observation ? Si oui, lesquelles ?

      RandonnéesVisites culturellesLjubljanaBledPiran

      Avec qui souhaiteriez-vous partir?

      Entre amisEn famille (avec enfants)En couple

      Avez-vous d’autres remarques et questions que vous souhaiteriez nous poser ?

      La Slovénie est réputée pour la présence de l’ours brun dans ses forêts, dont le pays est recouvert à 60%. On estime entre 400 à 500 le nombre d’ours vivant en Slovénie. Dans cet article, je vous présente l’ours en détail, afin de tout savoir sur lui.

       

      Les caractéristiques générales

      L’ours fait partie de la famille des ursidés.
      Debout, l’ours mâle peut mesurer environ 2,50 mètres, soit une fois et demi à deux fois la taille de la femelle. Il pèse entre 100 et 350kg. L’ours mâle devient adulte vers 5-6 ans, et a une espérance de vie remarquable de 35 à 45 ans. La démarche de l’ours brun est digitigrade sur les pattes avant et plantigrade des pattes arrière.
      Possédant une excellente mémoire, il est considéré comme un des intellectuels du règne animal.
      Vif et agile, il peut atteindre des pointes de vitesse de plus de 50km/h, mais il sait également se montrer très délicat quand il s’agit d’éplucher un bulbe ou de capturer des insectes.

      Le saviez-vous ? En slovène, l’ours se dit « medved », qui se traduit littéralement par « mangeur de miel ».

       

      L’hivernation

      Contrairement à la croyance populaire, l’ours n’est pas un véritable hibernant. On dit qu’il hiverne.
      Pendant l’hivernation, l’ours ne mange pas, n’urine pas et ne défèque pas non plus. Il quitte rarement son repaire. Il perd donc beaucoup de poids, qu’il reprendra par la suite.

      Le repos hivernal débute souvent avec les premières neiges. La vie de l’ours se déroule au ralenti : il est recroquevillé sur lui -même pour ne pas perdre trop de chaleur. Son rythme cardiaque passe de 40 ou 50 pulsations par minute à 8 à 12 pulsations par minute. Toutefois, l’ours reste attentif aux bruits et peut sortir de sa tanière s’il ressent un danger, comme une présence humaine.

       

      Le régime alimentaire

      L’ours brun est omnivore. Il mange principalement des végétaux, mais aussi des poissons, des insectes, des escargots et des petits mammifères. Exceptionnellement, il peut s’attaquer à de plus grands animaux, comme des charognes de cervidés. Enfin, ce n’est un secret pour personne que l’ours brun est friand de miel. Pour subvenir à ses besoins, l’ours doit manger entre 10 et 20 kilos par jour.

      Un ourson en Slovénie
      Un ourson en Slovénie

      La reproduction

      L’ours atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 4 ans, parfois même plus tard. L’ourse mettant bas tous les 2 à 3 ans et sa fertilité diminuant après une vingtaine d’années, elle ne fait qu’environ 8 portées au cours de sa vie.

      Le rut se déroule entre avril et juin, lorsque les mâles se déplacent sur de grandes distances pour trouver des femelles. L’espèce étant polygame, ils peuvent s’accoupler avec plusieurs partenaires différents durant cette période. Une multi-paternité est donc possible, comme ce fut le cas dans les Pyrénées pour l’ourse Ziva, dont la portée d’oursons en 1997 avait plusieurs pères différents. Comme d’autres mammifères, l’ours a ce que l’on appelle une gestation à nidation différée. Quelques jours après la fécondation, le développement de l’embryon s’interrompt. Il ne reprend que quelques mois plus tard, vers novembre, pour 6 à 8 semaines. L’ourse donne naissance à ses oursons (1 à 3 par portée) entre janvier et début mars.

      A la naissance, l’ourson est de la taille d’un écureuil et pèse entre 200 et 400g.  Les oursons ouvrent les yeux un mois après leur naissance et ne commencent à marcher qu’à partir du quatrième mois.

       

      Où trouver l’ours ?

      La répartition des ours est liée à la qualité de la forêt de montagne, qui doit être riche, diversifiée et vaste. En Slovénie, on le trouve principalement au sud de Ljubljana, dans la région de Kočevje, en basse Carniole (Mon Rog). J’ai personnellement trouvé un « arbre à ours » sur le bord d’un sentier entre Vogel et Dom na Koma.
      En 2010, il a également été constaté qu’un petit nombre d’ours se déplaçait vers l’Autriche en passant par les Alpes Karavanke.
      La meilleure façon d’observer un ours est encore d’effectuer un affût à l’ours. En suivant ce lien, vous trouverez mes différentes propositions pour approcher l’ours.

      Le saviez-vous ? Généralement, les ours bruns réintroduits dans les montagnes françaises viennent de Slovénie. vous pouvez d’ailleurs retrouver une vidéo en cliquant ici.