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C’est bien beau de savoir que Ljubljana était Capitale verte de l’Europe en 2016 mais quelles sont les critères pour obtenir ce prix ?

 

Hey bien : Le climat, les transports, la biodiversité, les espaces verts, l’utilisation des sols, la qualité de l’air, la gestion des déchets, la pollution sonore, l’eau, la communication l’assainissement et le management environnemental.

Ljubljana est la septième ville à remporter ce prix de la Capital verte de l’Europe.

Je ne me rend pas souvent  » à la ville » étant plutôt dans les montagnes mais je dois avouer  que c’est une ville plaisante et agréable que j’ai vue évoluer  depuis 8 ans.  D’une on se sent en sécurité (sauf si tu laisse ton Labyrinthe dans ta voiture visible la nuit) , les gens ne semble pas courir et être stresser … les tarifs( restaurants, hôtels, boissons)  sont encore abordable.  Le maire de Ljubljana, Zoran Janković ( homme d’affaire et fondateur du parti politique de centre gauche) est à l’origine de nombreuses initiatives qui lui ont sans aucun doute permis d’obtenir cette récompense.
IL y a 280 000 habitants seulement, le centre ville est entièrement piéton. La ville est dominé par le chateau de Bled, une rivière traverse la ville, les espaces verts représentent 3/4 de la superficie de la ville.
Honnêtement une journée et une soirée vous suffiront pour découvrir la ville qui peut être un idéal pour une escapade d’un week-end. Au printemps, en été en en automne c’est bien. A partir de Novembre et jusque fin février vous risquer de trouver du brouillard mais mais…avec le changement climatique  ..
Depuis quelques années la ville s’illumine chaque week-end de décembre, l’ambiance et chaleureuse et bonne enfant, ont y trouve de nombreuses animations, un marché de noel avec des produits du terroir ( pour le moment) .

Quand venir à Ljubljana ? :

Ljubljana est traversée par une rivière qui rend l’ambiance peut être humide et froide d’Octobre à début Mars. La ville est situé dans une plaine ou le brouillard peut être présent.
Si vous devez profiter d’une escapade à Ljubljana je vous recommande donc de venir de mi-mars à mi-octobre. Ou alors en décembre pour l’ambiance chaleureuse des week-end de l’avant. La ville est joliment  éclairé, on y trouve des petites chalets un peu partout de l’animation dans les rue.
Si vous pouvez arrivée le vendredi avant 11h00 à l’aéroport, vous pourrez ainsi profiter de « la cuisine ouverte » : De mi avril à mi septembre de nombreux cuisinier Slovène se retrouve sur la place du marché et cuisine devant vous.

Combien de temps faut il pour visiter Ljubljana ?

En 2 jours vous pourrez profitez pleinement de la ville, faire une belle balade à pied en passant par le châteaux de Ljubljana qui offre un beau panorama sur la ville, passer par le parc Tivoli, la place Preseren, la place du marché et visitez quelques musées comme la galerie National

Vidéo de présentation de Ljubljana

Avec de fortes pentes et des digues en conglomérat surplombant le confluent des deux rivières Sava et Kokra, les conditions de vie et de défense étaient déjà excellentes par le passé. C’est pour cela que les peuples ont occupé le site dès la Préhistoire.

Si vous souhaitez visiter la Slovénie avec un guide français installé sur place, contactez-moi.

Nous partons aujourd’hui à la découverte de Velika Planina, un alpage de haute-montagne. C’est le plus haut de Slovénie, culminant à plus de 1600 mètres, et qui s’étend sur plus de 577 hectares. Il est entouré de pins, d’épicéas et de dolines de karst. Cet alpage se divise en trois villages : Velika Planina, Mala Planina et Gojska Planina.

 

Sommaire du guide touristique de Velika Planina

 

Un peu d’histoire

Les premières traces d’habitation remontent à la Préhistoire. Les spécialistes s’accordent à dire que les premiers habitants avaient construit des abris en bois et dressé des tentes. Deux haches datant du XIIIème siècle avant J-C ont été retrouvées, ainsi que deux péronés datant des Vème et 1er siècles avant J-C. Aux alentours du IXème siècle, les deux activités principales étaient la pâture et la fabrication de fromage.
Même si l’alpage est la propriété commune de ses habitants, chaque personne en est responsable, et ce depuis le 16ème siècle. Ce qui signifie que chaque vacher doit prendre soin de son bétail. Il est aussi libre de faire son propre barattage et de créer son propre fromage. Cependant, un comité de gardiens de troupeau est élu afin de maintenir l’ordre dans l’alpage.

velika planina
Huttes à Velika Planina

L’habitat

Velika Planina est situé sur un sol calcaire et tire sa notoriété de ses huttes rondes. Peuplé durant la saison estivale, l’alpage est constitué par ces fameuses huttes en bois, de couleur grise ou parfois noire (en raison du vernis appliqué afin de protéger le bois). La base de chaque hutte est carrée mais un espace aménagé tout autour est réservé au bétail, ce qui lui confère cette forme ronde particulière. Excepté la porte d’entrée, elle ne possède aucune ouverture. La première hutte date du XVIème siècle et ressemblait de très près à la hutte Preskar que l’on trouve aujourd’hui.

La hutte Preskar

La hutte Preskar est la plus grande hutte de l’alpage. Construite sur des plaques de bois (lopniki) après la Seconde Guerre mondiale, le village ayant été détruit par les Allemands, ses caractéristiques sont restées les mêmes que les premières huttes grâce à Vlasko Kopač, un architecte slovène.

L’intérieur de la hutte se divise en deux parties : l’espace central, où vivait le vacher, et l’espace autour, réservé au bétail. Le tout est recouvert d’un toit ovale fait de bardeaux. Même si l’espace central ne possède aucune ouverture, salle de bain, couloir ou autre, l’équipement était néanmoins adapté pour les tâches que le vacher devait réaliser. Il y avait un feu central avec un trépied et une gamelle pour le fromage, des ustensiles de cuisine, un lit, des étagères avec des pots pour le lait, les barattes et les passoires en laine.
Cet héritage a pu être préservé au fil des années. Aujourd’hui, la hutte de Preskar attire de nombreuses personnes durant la saison estivale.

Chapelle Sainte-Marie-des-Neiges

Velika Planina dispose aussi d’une chapelle : la chapelle Sainte-Marie-des-Neiges. Elle fut construite en 1939 selon les plans de l’architecte slovène Jože Plečnik, et reconstruite en 1988 à la suite de sa destruction.

 

velika planina artisanat
Ustensiles en bois

L’artisanat

Les pots

Très utilisés par le vacher, les pots en bois, céramique et émail ont plusieurs utilités : transporter de l’eau ou du lait, fabriquer du fromage, ou servir de récipient pour le lavage ou la cuisine. La collection de Kopac contient plusieurs pièces très intéressantes, toutes faites à partir du même tronc d’arbre. Aujourd’hui encore, ces bols ont gardé la même utilité. Mais l’ustensile le plus particulier est le « Skutenka » (illustration du milieu), un linge de forme conique attaché à une branche plantée dans le mur, qui servait à l’affinage du fromage. Un récipient était placé en dessous afin de recueillir le petit-lait.

Le fromage

Quand il est encore frais, le fromage trnic est décoré grâce à un couteau de bois appelé « pisava ». On trouve cette tradition uniquement à Velika Planina.
Ce fromage est extrêmement salé et moulé en forme d’oignon. Il est ensuite fumé au feu de bois. Il était autrefois une offrande pour des amis ou pour ceux méritant une attention particulière.

Retrouvez toutes les informations sur Velika Planina sur le site officiel.

Voici la dernière partie du guide complet sur la Slovénie, parlant de la culture slovène et de son tourisme. Vous pouvez retrouver les deux précédentes parties ici : partie 1 (informations pratiques et comment venir) et partie 2 (histoire)

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Culture

Les célébrations :

Les fêtes :

– 1er janvier : Nouvel An
– 8 février : fête de la culture et fête de Prešeren
– 27 mars: Pâques
– 28 mars : lundi de Pâques
– 27 avril : Jour de la résistance à l’occupant
– 1er et 2 mai : fête du Travail
– 25 juin : Fête nationale
– 15 aout : Assomption et fête de l’Adhésion des Slovènes du Prekmurje à la patrie après la Première Guerre mondiale – non férié
– 15 septembre : fête du Retour de la Primorska à la mère patrie – non férié
– 31 octobre : fête de la Réforme
– 1er novembre : Toussaint
– 23 novembre : fête de Rudolf Maister – non férié
– 25 décembre : Noël
– 26 décembre : fête de l’Indépendance et de l’Unité nationale

Les manifestations :

De nombreuses manifestations sont organisées toute l’année en Slovénie. Voici les plus connues :

  • Fête gourmande (du poisson, des olives et du vin) à Izola, le deuxième week-end de Juin.
  • Fête des kakis à Strudjan, en Novembre.
  • Carnaval de Ptuj (lien), en février-mars, célébrant l’héritage de la Slovénie avec la présence de kurents, symbole du pays.
  • Festival des salines à Piran, en avril, où l’on admire le départ des paludiers vers les marais salants.
  • Festival d’été de Ljubljana en juillet et août avec le plus grand festival musical de Slovénie.

 

Figures célèbres :

Les Slovènes sont très fiers de leur poète France Prešeren (1800-1849), dont la statue se trouve sur la place centrale de Ljubljana. L’hymne national du pays est d’ailleurs la 7e strophe de son poème Zdravljica.

Autre figure de la littérature slovène, Ivan Cankar (1876-1918) est surtout connu pour ses nouvelles, mais il fut aussi un poète, un dramaturge et un homme politique !

 

Les symboles nationaux

L’hymne national :

L’hymne national, tiré de la 7ème strophe d’un poème de France Prešeren, s’appelle Zdravljica et peut se traduire par « Un toast ».

Le voici en entier :

Živénajvsinarodi, (Vivent tous les peuples,)
kihrepenédočakat’ dan, (Qui aspirent à voir le jour,)
da, kodersoncehodi, (Où, là où le soleil suit son cours,)
prepirizsvetabopregnan, (La querelle du monde sera bannie,)
darojak (Où tout citoyen)
prostbovsak, (sera libre enfin,)
nevrag, le sosedbomejak! (Et pas un ennemi, mais le frontalier sera voisin!)

 

Le drapeau slovène :

drapeau-slovenie
drapeau-slovenie

Il se compose de trois bandes horizontales de même largeur de couleur blanche, bleue et rouge. Ces couleurs sont héritées du drapeau de la Yougoslavie. Un sceau figure en haut à gauche et représente le mont Triglav (qui signifie « trois têtes »), sommet emblématique du pays que tout Slovène doit gravir au moins une fois dans sa vie. Les deux ondulations représentent la façade maritime slovène  et les trois étoiles jaunes rappellent les armoiries des comtes de Celje, grande maison dynastique slovène. Envie de gravir  ce sommet ? Cliquez ici !


 

Les spécialités culinaires

A l’image du pays, situé entre mer et montagne, la cuisine slovène est riche des influences de tous ses voisins : Italie, Croatie, Hongrie, Allemagne, Autriche…

Les principales spécialités sont :

  • Le vin : parce qu’il n’y a pas qu’en France qu’on produit du bon vin, la Slovénie regorge de bons vins blancs grâce à la culture du welschriesling et du sipon, la variété locale du célèbre furmint hongrois.
  • La soupe : aux champignons ou à la viande, chaque Slovène commence son repas par une soupe chaude.
  • La saucisse de Carniole : spécialité de KranjskaGora, elle est élaborée à partir de viande de porc et de lard salé de premier choix, assaisonnée d’ail et de poivre, puis fumée.
  • Le börek, aussi appelé burek, est une pâtisserie salée. Très grasse, elle est fourrée au fromage frais, aux épinards ou encore à la viande.
  • Le gibanica : assez lourd, il est composé de graines de pavot, de fromage frais, de noix et de pommes. Dessert slovène par excellence, on le retrouve surtout dans la région de Prekmurje.

Retrouvez ici un livret avec toutes les spécialités culinaires slovènes détaillées.

 

Le tourisme

La Slovénie possède mille facettes. Vous pensiez que le pays vert par excellence était l’Irlande ? Laissez-moi vous dire que vous avez tort ! Ce pays aux 50 nuances de vert est idéal pour les randonnées, à pied ou a vélo en été, ou en raquettes en hiver.

Entre montagne et mer, il y a de nombreux sites à découvrir dans ce pays. Voici mes suggestions :

Ljubljana : la capitale, ville unique, moderne et pleine de vie, avec des points de vue splendides et un décor pittoresque. (article à venir)

Les thermes : c’est une vraie tradition slovène, et il y en a plus d’une dizaine dans le pays. Une activité détente parfaite pour l’hiver et très abordable. Retrouvez ici un des séjours que je propose : Bien-être à Olimia.

Bled : ville emblématique du pays avec son île (la seule du pays) au milieu du lac. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire cet article : « Slovénie : Zoom sur Bled ».

Les grottes : pays du karst, la Slovénie regorge de grottes à découvrir. Voici mes conseils sur votre visite des grottes en Slovénie, lire cet article

Le carnaval de Ptuj : événement folklorique majeur en Slovénie, il rassemble près de 100 000 personnes chaque année. En savoir plus sur le sujet, lire cet article :

La côte slovène : petite, mais gorgée de paysages magnifiques. Découvrez Piran, Izola ou encore Portoroz.

Découvrez ici l’histoire de la Slovénie, de la Préhistoire jusqu’à son entrée dans l’Union Européenne.
Vous pouvez retrouver les deux autres parties de ce guide ici : partie 1 (Informations pratiques) et partie 3 (culture et tourisme).

Sommaire :

 

Préhistoire :

Les ancêtres de l’homme peuplaient déjà le territoire actuel de la Slovénie il y a 250 000 ans. Deux outils en pierre datant de cette époque ont été découverts dans la grotte de Loza pri Orehku (au sud du pays).  L’os d’ours perforé de la grotte de Divjebabe, considéré comme la plus ancienne flûte du monde, est vieux de 55 000 ans.

 

La domination étrangère :

Du VIème  au XIVème  siècle :

En 748, le territoire passe sous le contrôle de Charlemagne, qui convertit la population au christianisme, qui est intégrée dans le Saint Empire romain germanique au IXème siècle. Le territoire reprend ses droits en étant dirigé par les comtes de Celje, unique famille noble slovène, avant de finalement tomber sous la domination des Habsbourg. Les pays peuplés de Slovènes ne sont ainsi plus morcelés ou dispersés. En contrepartie, l’affirmation du pouvoir central à Vienne entraîne un affaiblissement de l’autonomie des provinces. La germanisation des terres commence. L’allemand s’affirme comme la langue des élites, tandis que les paysans gardent leur identité slave. Le slovène est ainsi progressivement relégué au rang de dialecte paysan.

 

1809-1945

En 1809, Napoléon 1er fonde la république des Provinces illyriennes (Slovénie, Dalmatie et une partie de la Croatie) dans le but d’affaiblir l’Autriche. Il fait de Ljubljana sa capitale. Il donne aussi son statut actuel à la langue slovène, qui devient langue d’enseignement. Les Habsbourg reviennent dans le pays en 1814 mais les réformes apportées perdurent. Quatre ans plus tard, la révolution démocratique balayant l’Europe accroit la conscience politique et nationale des Slovènes. La Slovénie reste sous domination autrichienne jusqu’à la Première Guerre mondiale.

 

La Yougoslavie :

1ère Guerre mondiale :

Le 28 Juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo par Gavrilo Princip, un étudiant nationaliste serbe de Bosnie. Cela déclenche immédiatement la guerre entre l’Autriche et la Serbie et leurs alliés.

Pendant plus de trois ans, la guerre bat son plein. Les Slovènes se battent dans les rangs de l’armée austro-hongroise sur le front de la Soča. Le cours de la rivière  Soča dessine la ligne de front : autour de la ville de Kobarid, l’une des batailles les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale s’engage. Il y a eu en tout plus de 12 batailles en deux ans, qui ont marqué la région de manière indélébile. On parle même du « Verdun » de l’Europe centrale.

En 1917, le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes est créé. Quand l’empire des Hasbourgs s’effondre à la fin de la guerre, le royaume se retrouve dirigé par la dynastie serbe des Karađorđević.

 

2nde Guerre mondiale :

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Slovénie est partagée entre l’Allemagne, l’Italie et la Hongrie. À l’issue d’une terrible guerre de résistance (menée en Slovénie par le Front de libération de la nation slovène, la branche locale des Partisans dirigée par Boris Kidrič), la Yougoslavie est reconstituée. La Slovénie devient la République populaire de Slovénie, État fédéré de la République populaire fédérative de Yougoslavie proclamée le 29 novembre 1945.

En 1945, la Slovénie rejoint la République socialiste fédérale de Yougoslavie. Elle passe derrière le rideau de fer pour plus de quatre décennies.

 

L’année 1980

Les Serbes et leur volonté d’asseoir leur hégémonie sur les autres républiques yougoslaves inquiètent la Slovénie. En effet, elle entretient des relations tumultueuses avec ses voisins capitalistes du Nord et de l’Ouest. Ces pays, en plus d’être une menace politique, sont aussi un fardeau économique. Cela renforce cette volonté d’indépendance des Slovènes. Quand Belgrade décide brusquement, en 1988, de mettre fin à l’autonomie du Kosovo, les Slovènes prennent peur. Souhaitant garder leur indépendance, ils se séparent de la Yougoslavie.

 

L’indépendance :

Au printemps 1990, après 45 années de domination communiste, la Slovénie devient la première république yougoslave à tenir des élections libres. Après un vote massif en faveur de l’indépendance (plus de 90%), le gouvernement slovène se prépare au combat, craignant un refus de Belgrade. Il se retire de la Fédération Yougoslave le 25 Juin 1991. Après une courte guerre de 10 jours, aucun territoire ou minorité n’étant vraiment en jeu, le gouvernement yougoslave accepte une trêve. La Slovénie se dote sur-le-champ d’une nouvelle Constitution et, le 15 janvier 1992, la Communauté européenne reconnaît officiellement le pays.

Elle intègre l’Union Européenne en mai 2004.

Voici la première partie du guide pratique sur la Slovénie. Vous pouvez retrouver les autres parties ici : partie 2 (histoire) et partie 3 (culture et tourisme)

Sommaire :

 

Informations pratiques

 

Situation

La Slovénie est un petit pays d’Europe centrale. Malgré une superficie d’à peine 20 273km², plusieurs grandes unités géographiques se rencontrent et offrent une très grande diversité de paysages.
Le pays partage ses frontières avec la Croatie, la Hongrie, l’Autriche et l’Italie, et possède une petite côte de 50 km, le la mer Adriatique, au sud-ouest du pays.

Population

Avec une population de moins de deux millions d’habitants, la Slovénie compte parmi les plus petits pays d’Europe.
Le pays est peuplé à 90% par les Slovènes mais aussi par les Croates, les Serbes et d’autres minorités ethniques de l’ex-Yougoslavie. Avec 95 hab/m², la Slovénie se place parmi les pays les moins densément peuplés d’Europe.
Langue :
Deux régions sont officiellement bilingues : le Sud, avec le slovène et l’italien, et le Nord, avec le slovène et le hongrois. Cependant, il est très facile de se faire comprendre dans la langue de Shakespeare, car les Slovènes la parlent très bien. Quant au français, c’est une langue très peu répandue, mais ceux qui la parlent la maîtrisent totalement.

Religion

La Slovénie est un pays très religieux. Il n’est pas rare d’observer des églises ou des chapelles à tous les coins de rues.
Les Slovènes sont principalement catholiques (70%). Les autres communautés religieuses sont les chrétiens orthodoxes, les musulmans et les protestants.

Monnaie

Depuis son entrée dans l’Union Européenne en 2007, la Slovénie a adopté l’euro. Le pays a utilisé le dinar yougoslave comme monnaie jusqu’en 1991, année de l’indépendance slovène. Le tolar (1 EUR = 239,640 SIT – slovenski tolar) a alors été instauré jusqu’à l’entrée dans l’UE.

Le climat slovène

La Slovénie se situe dans une zone tempérée et, selon l’éloignement de la mer, du relief et de l’altitude, présente trois types de climat :
– Le climat continental tempéré : il règne sur la plus grande partie de la Slovénie. Les hivers sont généralement longs et froids et la saison estivale est courte, mais chaude.
– Le climat subméditerranéen : dans le sud-ouest de la Slovénie, ce climat se caractérise par des hivers doux et un ensoleillement optimal. Mais l’hiver doux est gâché par la Bora, vent froid et sec soufflant à plus de 200km/h sur le haut plateau karstique (Kras en slovène).
– Le climat alpin : il est propre aux Alpes, aux vallées montagnardes et aux hauts plateaux dinariques. Très agréable en été, lorsqu’il contre la chaleur écrasante des vallées, ce climat amène aussi beaucoup de précipitations et de neige pendant l’hiver.
L’enneigement est généralement bon dans le massif des Alpes juliennes et des Karavanke où, chaque année, sont organisés, les championnats de la coupe du monde de biathlon, sur le plateau de Pokjluka à 1300 m d’altitude.

 

Comment venir en Slovénie ?

Il y a trois options possibles :

– En avion :

Il est très facile de rejoindre la capitale slovène depuis Paris : plusieurs vols décollent chaque jour via Air France, Adria et Hop!.
La compagnie Wizz air propose également des vols au départ de Charleroi à prix très attractif.
De plus, sachez qu’il est possible de prendre un vol vers Venise (depuis Paris, Nice, Lyon, Genève et Bordeaux), puis une navette Venise-Ljubljana.

– En train :

Depuis Paris, il faut compter une douzaine d’heures pour rejoindre la capitale slovène. Ce n’est pas un choix que je conseille particulièrement, le trajet étant long et les changements multiples.

– En voiture :

Depuis les Vosges, il faut compter environ 9h de trajet (sans pause) pour arriver à Bled. Le plus simple à mon goût est de contourner l’arc Alpin en suivant les directions : Strasbourg – Stuttgart – Munich – Salzburg, puis de prendre direction Villach, et enfin de suivre Ljubljana. Si vous venez d’une ville située plus au Sud, il faudra compter entre 10 et 12 heures de trajet.
Si vous souhaitez évaluer votre temps de trajet, vous pouvez le faire grâce au site Via Michelin.
Attention cependant, quelle que soit votre destination de départ, votre trajet se fera essentiellement sur l’autoroute. Pour être autorisé à y rouler, vous devez vous acquitter d’une vignette. Ne plaisantez pas avec cela : en cas de contrôle, vous pouvez avoir 150€ d’amende minimum.

Ci-dessous, quelques prix :
Vignette en Autriche : 7,5€ pour 10 jours. Elle s’achète dans les stations essence en Allemagne et en Autriche mais également auprès de l’Automobile Club Alsace Vosges Belfort.
Vignette en Slovénie : 15€ pour 8 jours ou 30€ le mois. Vous pouvez l’acheter quelques kilomètres avant la frontière dans les stations services autrichiennes ou italiennes.
A noter que pour les camping-cars et véhicules de plus de 3,5T, le paiement continue de s’effectuer via des péages classiques. Pour ce qui est des limitations de vitesse, elles son les mêmes qu’en France.
Petite astuce : si vous arrivez par Villach, vous êtes autorisé à passer le tunnel des Karavanke et à prendre la première sortie vers Jecenise sans être obligé de posséder la vignette slovène.

 
Ce n’est un secret pour personne, au XXème siècle, l’Europe était divisée en deux blocs : la Triplice (Allemagne, Autriche-Hongrie, empire Ottoman), et la Triple Alliance (Grande-Bretagne, France et Russie, soutenus par la Serbie, le Monténégro et le Japon).  Le point sensible se situait dans les Balkans, surtout après l’annexion de la Bosnie par l’Autriche-Hongrie en 1908, ce qui détériora ses relations avec la Serbie. L’équilibre très fragile de l’Europe fut bouleversé par l’attentat de Sarajevo, le 28 Juin 1914. Le duc autrichien Francis Ferdinand fut assassiné par Gavrilo Princip, un membre d’une organisation pour la révolution bosniaque. L’Autriche déclare la guerre à la Serbie le 28 Juillet 1914. Enrôlées par le jeu des alliances, la Triplice et la Triple Alliance prennent part à la guerre.

Nous connaissons tous le déroulement de cette guerre. Mais intéressons-nous plus particulièrement à la Slovénie et au front de la Soca.

Sommaire du Front de la Soca :

La première victime de guerre en Slovénie.

La monarchie Hasbourg était au combat depuis une dizaine de jours et, avec eux, le territoire slovène. En temps de guerre, les lois martiales s’appliquaient. Le 14 Août 1914, la comtesse Selma Christalnigg, qui résidait à Gorica, conduisait jusqu’en Autriche où elle devait récupérer des dons pour la Croix rouge, dont elle était elle-même un membre dévoué. Dans le village de Brezovo (entre Kobarid et Bovec pour les plus connaisseurs), dans la vallée de la Soca, elle croisa deux soldats slovènes. Ceux-ci lui demandèrent de s’arrêter. Convaincue que son ordre de passage avait déjà été envoyé aux soldats, elle ne le fit pas. Les soldats ouvrirent donc le feu et la tuèrent d’une balle dans la tête. Elle fût la première victime de la guerre du front de la Soca.

Le déroulement de la guerre.

Malgré l’alliance conclue entre l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne, l’Italie s’est déclarée neutre le 3 Août 1914, évitant donc tous les combats pendant presque un an. Néanmoins, les deux ennemis négociaient secrètement avec l’Italie afin d’obtenir son soutien. Ce fut finalement les alliés qui l’emportèrent, avec la signature du traité de Londres le 26 Avril 1915. Dès le début de mai, l’Italie se prépara à la guerre, qu’elle déclara à l’Autriche-Hongrie le 23 du même mois. La guerre faisant rage depuis plus d’un an, les troupes autrichiennes furent engagées sur deux fronts. L’empereur autrichien Francis Joseph II fit une déclaration officielle certifiant l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés des ennemis de l’Autriche-Hongrie. Il considéra l’acte de l’Italie comme une trahison de la paix établie entre les deux pays.

Un nouveau front de bataille se crée : le front de la Soca. D’une longueur de 600km, le front passe depuis Stelvio Pass à la triple frontière entre Italie, Suisse et Autriche-Hongrie, jusqu’à la mer Adriatique. Le lieu de combat majeur se situe au sud, englobant le territoire slovène et s’étendant sur 90km.

Soca, la vallée de la paix, une route touristique et commerciale, s’enlise peu à peu dans une des batailles les plus sanglantes de l’histoire, devenant un synonyme d’horreur, de peur et de mort.

La guerre fit quelques 1,7 millions de morts au cours de 12 campagnes, entre juin 1915 et octobre 1917.

Les vestiges de la guerre

Près de 100 ans après la fin de la guerre, chaque monument, cimetière ou mémorial témoigne du passé tragique de la vallée. A Posocje et dans la région du Karst, les traces sont toujours profondément ancrées. Les tranchées, bastions, forteresses et cavernes sont toujours visibles et chargées d’histoire. Toutes les reliques de la guerre sont conservées dans différents musées.
Vous pourrez découvrir sur le séjour les vallées de l’inspiration une partie de cet héritage.

La Slovénie compte pas moins de 16 stations thermales, essentiellement situées dans les provinces de la Starjerska, la Dolenjska et du Prekmurje.

Elles proposent non seulement des cures fort appréciées, mais servent également de lieu de rencontre et de détente.

Toutefois, après en avoir visité quelques-unes, il faut avouer que certaines ressemblent plus à des parcs aquatiques à l’architecture des années 1970 qu’à des centres thermaux.

De nombreuses stations thermales se sont rebaptisées « terme » (« ville d’eau » en italien), qu’elles estiment plus attractif que leur nom slovène toplice ou zdravilisce (« ville de santé »).

Quelques centres méritent attention et se prêtent également à la randonnée.

 

Pour retrouver tous mes séjours bien-être, cliquez ici.

La via Alpina regroupe 5 itinéraires de randonnée différents, qui permettent de traverser le massif des Alpes et qui relient Trieste à Monaco.

La via Alpina traverse 8 pays en 342 étapes sur plus de 5000 km, pour découvrir le patrimoine culturel et naturel des Alpes. Les pays concernés valorisent ainsi ensemble leur patrimoine et échangent leur expérience par-delà les frontières.

Le projet a été initié par la GTA Grenoble en 1999 et officiellement créé en 2000, en collaboration avec diverses organisations publiques et privées des huit pays. Entre 2001 et 2008, le projet a reçu des subventions de l’Union Européenne dans le cadre du Fonds pour le Développement Régional (à hauteur de 50 % – Slovénie : 75 % à partir de 2004 – des frais engendrés par les pays membres de l’UE). Depuis 2005, la via Alpina est également un projet officiel de mise en œuvre de la convention alpine, puisqu’elle contribue à l’encouragement d’un développement durable dans l’espace alpin. De nombreuses offres spéciales, comme des tours organisés, avec transport, hébergement, animations culturelles et historiques ainsi que des offres pour les enfants et les personnes âgées animent le parcours et contribuent à la plus-value de la région.

Sur le plan international, le projet est coordonné par la GTA. Au niveau local, un secrétaire national est désigné dans chaque État. Dans le cas de l’Autriche et de l’Allemagne, la fonction a été reprise par les clubs alpins autrichien et allemand.

Des itinéraires balisés et des topos ont été mis en place pour vous permettre d’organiser vos vacances et de choisir la difficulté et la durée de votre itinéraire.

En Slovénie, il y a 14 étapes de l’itinéraire rouge et 10 étapes de l’itinéraire violet, qui vous mèneront à travers les trois massifs montagneux slovènes : les Alpes juliennes, les Karawanken et les Alpes de Kamnik.Carte-via-alpina

Retrouvez mes séjours accompagnés qui empruntent une bonne partie des sentiers de la via Alpina, dans les alpes Karavanke et les Alpes juliennes.

L’itinéraire slovène à la particularité de terminer ou de commencer en bord de mer, suivant le sens que vous choisissez. Il permet également de découvrir la région du Karst et ses nombreuses grottes. Cependant, le balisage est parfois succinct, et il n’est pas toujours facile de se repérer seul.

Attendez, le carnaval de quoi ?!

Ptuj (prononcez Ptouille), est une ville située dans le nord-est de la Slovénie, à 30km de Maribor. Mis à part son nom difficilement prononçable par les étrangers, elle est tout particulièrement connue pour son carnaval international, le plus grand du pays : « Kurentovanje ».

 

Qu’est ce que le Kurentovanje ?

Chaque année depuis plus de cinquante ans, le carnaval commence à minuit le jour de la Chandeleur et dure onze jours.
Il débute avec le premier saut du Kurent qui, selon la croyance slovène, serait le démon chassant l’hiver. Habillés de peaux de moutons et affublés de cloches, leurs incarnations humaines doivent danser autour du feu. On dit aussi que le démon apporte fertilité aux jeunes femmes qui accrochent des mouchoirs au costume du Kurent.

Mais ne vous y méprenez pas, les kurents ne sont pas de gentils démons ! La partie la plus reconnaissable de leur costume est le masque, qui diffère selon les régions. Certains masques ont les oreilles faites de plumes et portent des cornes en paille ornées de fleurs et de rubans. D’autres vont arborer de véritables cornes de vache et des oreilles en cuir. La langue, très longue, est faite en tissu ou en cuir. Les kurents arborent aussi une veste en peau de mouton, une chaîne à cinq cloches, des chaussettes tricotées insérées dans des bottes et une gourde de peau de hérisson.

Ce carnaval est un événement à ne pas manquer si vous êtes de passage en Slovénie. Mais ce n’est pas le seul intérêt de Ptuj.

Vue de Ptuj depuis le chateau
Vue de Ptuj depuis le chateau

Ptuj, visite guidée

Commencez par la visite du château. Construit sur un promontoire rocheux par les évêques de Salzbourg vers le Xème siècle, il devient ensuite la propriété des seigneurs de Ptuj. Transformé au cours des siècles, il acquiert plusieurs arcades d’inspiration toscane, et le portail de l’entrée est surmonté des armoiries des Leslie, famille écossaise. Le château abrite un musée régional présentant des collections thématiques : instruments de musique, exposition ethnographique, tapisseries flamandes, une collection d’horloges ainsi qu’une galerie de portraits pour le moins originaux, où les monarques européens sont peints sous l’apparence de monarques turcs.

Continuez ensuite par une visite de la ville. Baladez-vous dans le centre historique baroque et admirez les fresques et les sculptures de l’église de la Vierge Marie de Ptujska Gora, ainsi que le couvent des frères mineurs, fondé en 1239.

Franchissez l’un des ponts de Ptuj ou encore arrêtez-vous dans la cave de Ptuj et goutez à la tradition de la viticulture.
A savoir : si vous programmez votre visite en août, sachez que s’y tient un festival lyrique appelé Dnevi poezije in vina (« les journées de la poésie et du vin »). De nombreuses activités sont proposées : concerts, projections de films, théâtre de rue… Vous aurez aussi l’occasion de déguster un des bons vins slovènes, qu’on trouve très difficilement en France.

Le saviez-vous ? La ville de Ptuj, la plus ancienne de Slovénie, tire son nom de l’empereur Traian, qui la nomma « Colonia Ulpia Traiana Poetovio », plus communément raccourci en Poetovio, en l’an 103. Petit à petit, la ville passe ensuite sous l’influence germanique et est appelée Pettau. Elle prendra son nom actuel entre les deux Guerres Mondiales, après avoir été délaissée par la population allemande. Depuis 1945, la ville est presque entièrement peuplée par des Slovènes.

Si vous souhaitez plus d’informations, je vous invite à aller sur le site de la ville. (traduit uniquement en allemand et en anglais).