Zoom sur Idrija, la ville du mercure

Antonijev rov

A 60km à l’ouest de Ljubljana se trouve Idrija, principalement connue pour ses gisements de mercure. Sa mine est la deuxième plus grande du monde, juste après la mine d’Almadén en Espagne.
Pour la petite histoire, la ville fit partie de l’Empire d’Autriche-Hongrie de 1783 à 1918. Après la Première Guerre mondiale, elle fut annexée à l’Italie. Elle passa sous la domination de la République socialiste de Slovénie seulement en 1947. (Pour connaître l’histoire de la Slovénie en détail, cliquez ici)

La mine de mercure d’Idrija

On raconte qu’en 1497, un fabricant de seaux trouva du mercure dans les environs d’Idrija. L’excavation du métal commença quelques années plus tard. Ce n’est qu’en 1580 que la mine passe aux mains du gouvernement.
Le gisement date de 230 millions d’années.  C’est l’un des seuls endroits au monde où l’on peut trouver du mercure sous sa forme liquide comme sous sa forme de cinabre (appelé le sulfure de mercure, son apparence ressemble à un rubis brut). C’est pourquoi il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012.

Si la mine est fermée depuis les années 1980, il est encore possible de visiter les niveaux supérieurs en passant par le puits d’entrée, appelé « puits d’Antoine ». (Antonijev rov en slovène). —– lien mercure

Rendez-vous sur le site officiel pour connaître les horaires et les tarifs.

Que visiter d’autre à Idrija ?

Si vous venez à Idrija pour la journée, n’hésitez pas à coupler la visite de la mine avec d’autres points d’intérêt de la ville :

Le musée de la guerre

Avec une collection d’objets datant de 1900 à 1999 et traitant des deux Guerres Mondiales, ce petit musée a tout d’un grand. Le propriétaire, M. Slavko Moravec, a servi dans l’armée yougoslave dans la 5ème brigade prolétarienne. Le musée contient des pièces exceptionnelles et extrêmement rares, comme un autographe d’Hitler ou encore l’un des deux derniers uniformes de major général de la garde présidentielle de Tito. Le second uniforme se trouve au musée de la guerre de Belgrade.

Le musée municipal

Situé dans le château Gewerkenegg, il regorge d’informations sur le patrimoine minier, mais aussi sur la dentelle, autre spécialité d’Idrija ! Avec leurs motifs et leurs particularités, les dentelles d’Idrija sont un chef-d’œuvre réalisé au fuseau par des mains habiles. En 2000, la dentelle d’Idrija obtint une reconnaissance mondiale et la protection du lieu d’origine.

Si votre visite tombe dans la dernière semaine d’août, profitez du festival annuel de la dentelle. Avec des concerts, ateliers et démonstrations, vous aurez l’occasion de voir cet art de plus près.

Le saviez-vous ? La maîtresse Ivanka Ferjanèiè fonda en 1876 l’école de dentellerie à Idrija. En 1988, l’institut reçut le titre de Atelier de maître. Aujourd’hui encore actif, mais facultatif, il compte environ 500 élèves. —— lien dentelle

Divje jezero

Littéralement appelé le « lac sauvage » et source de la rivière Jezernica, il est relié au sous-sol par effets karstiques. L’eau qui remplit le lac provient en grande partie des profondeurs : des plongeurs ont pu descendre à plus de 164 mètres. Ce trou béant explique donc le niveau de l’eau très changeant, qui peut inonder les alentours. Le lac est protégé depuis 1967, notamment grâce à la présence sur le site du proteus anguinus, petit animal qu’on trouve aussi dans les grottes de Postojna.

Retrouvez le site de la ville (en anglais) ici.

Vous pouvez aussi découvrir Idrija sur le séjour des montagnes à la mer en version accompagnée ou en version Liberté